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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 11:14
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La gouvernabilité, science délirante

Une rencontre avec Oreste Scalzone
par Ilaria Urbani, Naples
Il Manifesto


Rentré en Italie depuis 8 mois, il est déjà le protagoniste de deux documentaires sur l'époque de la militance et sur celle de la "non-militance critique". Nous l'avons rencontré à "Adunata Sediziosa".
 

Cette fois-ci la voix caverneuse d'Oreste Scalzone n'arrive pas à Adunata Sediziosa, la fête des antagonistes campaniens, d'un vidéowall de Paris, comme il s'était passé il y a deux ans lorsque l'Alliance Nationale italienne avait essayé d'empêcher la liaison en direct.
      L'ancien membre de Potere Operaio, qui est rentré en Italie en février suite à prescription après 26 ans d'exile (mais disons bien de fuite, s'ils y tiennent), n'est pas reparti tout de suite de Naples, le dos bloqué ("bien sûr, le coup de banc des fascistes en '68 à la fac' de de droit ne m'aide pas, mais puis j'y ai apporté ma contribution…"). Dans le scénario hyperréaliste d'une terrasse donnant sur les toits du quartier Materdéi,  Laura Perini a tourné una partie de la rencontre pour son film Le vol de l'imaginaire (produit par Marinella Frasca) sur la vie de l'ancien membre de Potere Operaio et sur "les lieux de l'antagonisme social dans l'Italie de la deuxième république", conténant aussi des conversations avec Zizek, Sloterdijk, Sassen, Kurtze, Trenkle, Bauman et Vandana Shiva.
    Oreste Scalzone a été accusé en 1979 de tentative d'insurrection armée et autres chefs d'imputation; il a été libéré pour graves raisons de santé, puis s'est enfuit en Corse et enfin réfugié à Copenhague et à Paris. Il est aussi le protagoniste d'un film d'Aïtor Pacheco sur ses premier jours de vagabondage après sa rentrée en Italie. Il est tout à fait naturel de lui poser immédiatement une question sur la manifestation de 20 octobre. "Bon, j'ai dit aux camarades du Réseau des communautés en mouvement, qui participent à la manif pour la radicaliser dans le sens e comme signal d'opposition au gouvernement: Si Giordano a dit à Prodi 'Nous serons ton service d'ordre', le message c'est donc: 'C'est un gouvernement de merde, mais c'est notre gouvernement'. Or, les mouvements sociaux radicaux peuvent-ils avoir un Gouvernement ami?  Plutôt que de procéder d'une désillusion à l'autre avec un corollaire de ressentiment, il faudrait tenir compte de l'obsolescence de la forme-gouvernement et la nature délirante de la "gouvernementalité réelle" dans le monde. Il faudrait donc passer de l'utopie du bon gouvernement à la ligne directrice de l'autonomie commune. De toute façon, sommes-nous vraiment sûrs que notre et leur agénda doivent toujours aller au même pas?? Certes –continue-t-il-, je finirai probablement par y aller, le 20 octobre. Mais cela dépend de la structuration névrotique de ma personalité. Cependant, mon dream serait qu'on organise, en même temps que la manifestation et en en contrechant, une occupation de logements dans une trentaine ou une dizaine de villes (ne serait-ce pas une forme de revenu vital?) dont les sujets électifs ne pourraient être que des précaires et des immigrés, avec ou sans papier. Sinon, ça va se passer comme en '97 avec la bataille pour l'amnistie partiale: si on permet que la question soit gérée par la politique partitaire, on n'aboutit à rien." Un argument encore fort actuel, c'est les posthumes pénaux de la guérilla urbaine des années '70. Voilà que reviennent les thèmes de la solution politique et du refus de l'amnistie, des extraditions et de la justice infinie après que Marina Petrella, condamnée à la pérpetuité dans le cadre de l'affaire Moro et elle aussi réfugiée en France il y a 15 ans, a été interpellée à Paris en août passé. Elle risque de ne jamais sortir du cachot, de même que Cristoforo Piancone, arrêté à Sienne il y a deux sémaines suite à un hold-up. "La bataille pour Marina est difficile, et on va tout faire pour trouver des éléments qui puissent se revéler favorables. Certes, songer à une nouvelle doctrine sur l'asile, sur le modèle de la politique de Mitterrand (qui n'avait aucune raison pour nous aimer: il était tout simplement un politicien réaliste) paraît tout à fait impossible. On parle à présent d'une femme que les pouvoirs publiques français ont autorisé à songer à un avenir en lui donnant un permis de séjour de la durée de 10 ans: ce renversement politique rétroactif signifie frapper une jeune fille de dix ans, qui ne vivrait pas une telle tragédie sans cet espoir. Qu'au moins on nous épargne les ricanements de Prodi, qui parle de "secrets qui, de cette manière, pourront être mis à jour…" Secrets, que dalle! Les juges de ces procès, ce sont les premiers qui le nient, et qui disent que 'les repentis ont renversé les groupes de lutte armée comme un gant.' Au cas où, c'est bien Prodi qui nous devrait expliquer quelque chose; c'est lui qui a dit avoir entendu le fameux nom Gradoli pendant une séance de spiritisme.

    Puis, c'est vraiment symptomatique que la façon dont a géré l'affaire de Gérard Piancone. Ces chacals haut placés s'adonnent à leurs délires, comme s'ils croyaient que les mesures d'atténuation de la peine et les amnisties totales ou partielles ne soient que des gentils cadeaux et des manifestations de sympathie à l'égard de ses bénéficiaires, et non des formes "techniques" de régulation. Violante, Amato et Mastella croient-ils vraiment que Togliatti était un crétin et qu'il voulait faire, avec l'amnistie liée à son nom, un cadeau aux tortionnaires fascistes ou aux partisans qui avaient dépassé les bornes? Et De Gaulle voulait-il  rendre un service à l'OAS qui avait essayé de le tuer? La soi-disant classe dirigeante, comme elle aime se définir fait semblant de ne pas savoir que la pensée politique doit faire abstraction, et bien cruellement. Elle ne peut pas être séparée de la pensée statistique ou de toutes les singularités composant la "complexité sociale" dont elle est reducteur. Ça ne pourra qu'être toujours ainsi, tant que la communauté humaine autonome sera vue au maximum comme une utopie (et c'est pour ça, déjà dans Marx, que la critique de la politique est associée à celle de l'économie, ou du droit). Sinon, il n'existerait pas d' histoire, mais seulement une séquelle infinie d'horreurs particuliers. Ici chez nous, s'il advient qu'un buraliste soit tué par un braqueur et l'on découvre que ce braqueur est, mettons, roumain, on procède à un pogrom légal contre les roumains. Il faudrait donc demander à D'Alema (Grillo, Di Pietro): est-ce donc ça, le "pays normal" ou "moral" qu'ils désirent? Que les victimes aient droit à une "justice infinie", ça, c'est devenu tout à fait naturel…

"Car c'est la seule indemnisation reconnue dans cette époque –ajoute Scalzone- où on assiste tranquillement et de tous côtés à l'hybridation entre l'ultra-modernisme, le techno-libertinisme et des sursauts ancestraux de chasse aux sorcières et de colonne infâme. Mais cela –le refus de toute coéxistence entre la mémoire et  l'oubli – va amener le monde à l' Homo homini lupus, ou même pire, et préfigure un scénario où se déchaînent les guerres saintes d'annihilation entre six milliards  de Léviathans." Pour les questions sur Persichetti, Beppe Grillo, sur le pacifisme etc. on renvoie à http://orestescalzone.over-blog.com et à un numéro d'Alias à paraître.

 

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Published by Oreste Scalzone
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sergio falcone 28/10/2007 12:35

Io se fossi Dio 1° (versione completa) Pubblicato da sergio falcone a 2:41 AM 0 commenti Link a questo post     Io se fossi Dio 2° (versione completa) Giorgio GaberIo Se Fossi DioIo Se Fossi Dio Io se fossi Dioe io potrei anche esserlosennò non vedo chi.Io se fossi Dionon mi farei fregare dai modi furbetti della gentenon sarei mica un dilettantesarei sempre presente.Sarei davvero in ogni luogo a spiareo meglio ancora a criticareappunto cosa fa la gente.Per esempio il piccolo borghesecom’è noiosonon commette mai peccati grossinon è mai intensamente peccaminoso.Del resto, poverino, è troppo misero e meschinoe pur sapendo che Dio è più esatto di una Svedalui pensa che l’errore piccolino non lo conti o non lo veda.Per questoio se fossi Diopreferirei il secolo passatose fossi Diorimpiangerei il furore anticodove si odiava e poi si amavae si ammazzava il nemico.Ma io non sono ancoranel regno dei cielisono troppo invischiatonei vostri sfaceli.Io se fossi Dionon sarei così coglionea credere solo ai palpiti del cuoreo solo agli alambicchi della ragione.Io se fossi Diosarei sicuramente molto intero e molto distaccatocome dovreste essere voi.Io se fossi Dionon sarei mica stato a risparmiareavrei fatto un uomo migliore.Sì, vabbe’, lo ammettonon mi è venuto tanto beneed è per questo, per predicare il giustoche io ogni tanto mando giù qualcunoma poi alla gente piace interpretaree fa ancora più casino.Io se fossi Dionon avrei fatto gli errori di mio figlioe sull’amore e sulla caritàmi sarei spiegato un po’ meglio.Infatti non è mica normale che un comune mortaleper le cazzate tipo compassione e fame in Indiac’ha tanto amore di riserva che neanche se lo sognache viene da dire“Ma dopo come fa a essere così carogna?”Io se fossi Dionon sarei ridotto come voie se lo fossi io certo morirei per qualcosa di importante.Purtroppo l’occasione di morire simpaticamentenon capita sempree anche l’avventuriero più spintomuore dove gli può capitare e neanche tanto convinto.Io se fossi Diofarei quello che voglionon sarei certo permissivobastonerei mio figliosarei severo e giustostramaledirei gli inglesi come mi fu chiestoe se potessi anche gli africanisti e l’Asia e poi gli americani e i russibastonerei la militanza come la misticanzae prenderei a schiaffi i volteriani, i ladrigli stupidi e i bigottiperché Dio è violento!E gli schiaffi di Dioappiccicano al muro tutti.Ma io non sono ancoranel regno dei cielisono troppo invischiatonei vostri sfaceli.Finora abbiamo scherzato.Ma va a finire che unoprima o poi ci piglia gustoe con la scusa di Dio tira fuoritutto quello che gli sembra giusto.E a te ragazzache mi dici che non è veroche il piccolo borghese è solo un po’ coglioneche quell’uomo è proprio un delinquenteun mascalzone, un porco in tutti i sensi, una canagliae che ha tentato pure di violentare sua figlia.Io come Dio inventatocome Dio fittizioprendo coraggio e sparo il mio giudizio e dico:speriamo che a tuo padre gli sparino nel culo, cara figlia.Così per i giornali diventaun bravo padre di famiglia.Io se fossi Diomaledirei davvero i giornalistie specialmente tuttiche certamente non sono brave personee dove cogli, cogli sempre bene.Compagni giornalisti avete troppa setee non sapete approfittare delle libertà che aveteavete ancora la libertà di pensarema quello non lo fatee in cambio pretendete la libertà di scriveree di fotografare.Immagini geniali e interessantidi presidenti solidali e di mamme piangenti.E in questa Italia piena di sgomentocome siete coraggiosi, voi che vi buttatesenza tremare un momento.Cannibali, necrofili, deamicisiani e astutie si direbbe proprio compiaciuti.Voi vi buttate sul disastro umanocol gusto della lacrima in primo piano.Sì, vabbe’, lo ammettola scomparsa dei fogli e della stampasarebbe forse una folliama io se fossi Diodi fronte a tanta deficienzanon avrei certo la superstizione della democrazia.Ma io non sono ancoradel regno dei cielisono troppo invischiatonei vostri sfaceli.Io se fossi Dionaturalmente io chiuderei la bocca a tanta gentenel regno dei cieli non vorrei ministriné gente di partito tra le palleperché la politica è schifosa e fa male alla pelle.E tutti quelli che fanno questo giocoche poi è un gioco di forza ributtante e contagiosocome la lebbra e il tifoe tutti quelli che fanno questo giococ’hanno certe facce che a vederle fanno schifoche sian untuosi democristianio grigi compagni del Pci.Son nati proprio bruttio perlomeno tutti finiscono così.Io se fossi Diodall’alto del mio tronovedrei che la politica è un mestiere come un altroe vorrei dire, mi pare Platoneche il politico è sempre meno filosofoe sempre più coglione.È un uomo a tutto tondoche senza mai guardarci dentro scivola sul mondoche scivola sulle paroleanche quando non sembra o non lo vuole.Compagno radicalela parola compagno non so chi te l’ha datama in fondo ti sta benetanto ormai è squalificatacompagno radicalecavalcatore di ogni tigre, uomo furbinoti muovi proprio bene in questo gran casinoe mentre da una parte si spara un po’ a casacciodall’altra si riempiono le galeredi gente che non c’entra un cazzo.Compagno radicaletu occupati pure di diritti civilie di idiozia che fa democraziae preparaci pure un altro referendumquesta volta per saperedov’è che i cani devono pisciare.Compagni socialistima sì, anche voi insinuanti, astuti e tondicompagni socialisticon le vostre spensierate alleanzedi destra, di sinistra, di centrocoi vostri uomini aggiornatinuovi di fuori e vecchi di dentrocompagni socialisti, fatevi avantiche questo è l’anno del garofano rosso e dei soli nascentifatevi avanti col mito del progressoe con la vostra schifosa ambiguitàringraziate la dilagante imbecillità.Ma io non sono ancoranel regno dei cielisono troppo invischiatonei vostri sfaceli.Io se fossi Dionon avrei proprio più pazienzainventerei di nuovo una moralee farei suonare le trombe per il Giudizio universale.Voi mi direte: perché è così parzialeil mio personalissimo Giudizio universale?Perché non suonano le mie trombeper gli attentati, i rapimentii giovani drogati e per le bombe.Perché non è comparsa ancora l’altra faccia della medaglia.Io come Dio, non è che non ne ho vogliaio come Dio, non dico certo che siano ingiudicabilio addirittura, come dice chi ha paura, gli innominabilima come uomo come sono e fuiho parlato di noi, comuni mortaliquegli altri non li capiscomi spavento, non mi sembrano uguali.Di loro posso dire solamenteche dalle masse sono riusciti ad ottenerelo stupido pietismo per il carabinieredi loro posso dire solamenteche mi hanno tolto il gusto di essere incazzato personalmente.Io come uomo posso dire solo ciò che sentocioè solo l’immagine del grande smarrimento.Però se fossi Diosarei anche invulnerabile e perfettoallora non avrei paura affattocosì potrei gridare, e griderei senza ritegno che è una porcheriache i brigatisti militanti siano arrivati dritti alla pazzia.Ecco la differenza che c’è tra noi e gli innominabili:di noi posso parlare perché so chi siamoe forse facciamo più schifo che spaventodi fronte al terrorismo o a chi si uccide c’è solo lo sgomento.Ma io se fossi Dionon mi farei fregare da questo sgomentoe nei confronti dei politicanti sarei severo come all’inizioperché a Dio i martirinon gli hanno fatto mai cambiar giudizio.E se al mio Dio che ancora si accaloragli fa rabbia chi sparagli fa anche rabbia il fatto che un politico qualunquese gli ha sparato un brigatistadiventa l’unico statista.Io se fossi Dioquel Dio di cui ho bisogno come di un miraggioc’avrei ancora il coraggio di continuare a direche Aldo Moro insieme a tutta la Democrazia cristianaè il responsabile maggiore di vent’anni di cancrena italiana.Io se fossi Dioun Dio incosciente, enormemente saggioc’avrei anche il coraggio di andare dritto in galerama vorrei dire che Aldo Moro resta ancoraquella faccia che era.Ma in fondo tutto questo è stupidoperché logicamenteio se fossi Diola Terra la vedrei piuttosto da lontanoe forse non ce la farei ad accalorarmiin questo scontro quotidiano.Io se fossi Dionon mi interesserei di odio e di vendettae neanche di perdonoperché la lontananza è l’unica vendettaè l’unico perdono.E allorava a finire che se fossi Dioio mi ritirerei in campagnacome ho fatto io.Testi di Giorgio Gaber

sergio falcone 28/10/2007 12:31

༄ NUTOPIA di sergio falcone & friends «Unscrew the locks from the doors! Unscrew the doors themselves from their jambs!», A. G. domenica 28 ottobre 2007 Neanche un secondo di lavoro senza sicurezza! 31 ottobre 2007, assemblea verso lo sciopero generalizzato: neanche un secondo di lavoro senza sicurezza! Inserito da Anonimo il Sab, 27/10/2007 - 13:47 Start: 31/10/2007 - 18:00 Sommario:Pensiamo che sia ora di raccontare le storie personali degli uomini e delle donne che ogni giorno subiscono la violenza del lavoro per trasformarle in lotte collettive.Promotore evento:nomortilavoro.noblogs.orgindirizzo web:neanche un secondo di lavoro senza sicurezzaIndirizzo email:nomortilavoro@autistici.org“NEANCHE UN SECONDO DI LAVORO SENZA SICUREZZA” Verso lo sciopero generalizzato del 9 novembre Assemblea pubblica 31 ottobre – LOA ACROBAX L’Italia mantiene in Europa il triste primato dei morti sul lavoro: i funerei e costanti dati INAIL denunciano ogni anno oltre 1300 morti, 250.000 invalidi, 1.200.000 d’infortuni. Cifre per difetto, perché nelle statistiche non rientrano i morti post-ospedalizzati. quelli incidentati per andare/tornare al/dal lavoro, i lavoranti in nero e gli immigrati irregolari, i tanti da malattie professionali.
Una strage permanente, per lo più nascosta dai media, che mantiene l’Italia tra i paesi che di fatto applicano “la pena di morte” . Le chiamano "morti bianche", come se il tutto fosse frutto della casualità e della sfortuna. Le chiamano “morti bianche” quasi non ci fossero dei responsabili dietro gli omicidi che si compiono ogni giorno.Ma le responsabilità hanno un nome-cognome-indirizzo: governi e parlamenti nazionali e regionali, enti locali, aziende e loro associazioni datoriali, politiche degli appalti al massimo ribasso e dell’eliminazione delle spese per la sicurezza del lavoro, sindacati concertativi e complici, anche i poco formati RLS che pur potendo agire in forza di legge (L.626/94) per prevenire, denunciare e sanare, tralasciano e/o non sono supportati in questa missione.“Morti bianche”, fredde e calcolate come le parole e le dichiarazioni ipocrite che si ripetono con costanza per celebrare i “caduti sul lavoro”, mentre di tratta di un massacro permanente, fatto di lutti, feriti, invalidi!!“Morti bianche”, come pallido e scarno è il tributo sociale del riconoscimento, il misero e ridicolo vitalizio che la madre-moglie-figli ricevono come “rimborso spese” per la violenza-tragedia patita sul lavoro! Il principale responsabile di quello che sta accadendo oggi in Italia è il processo di precarizzazione lavorativa e di vita che ci costringe ad accettare lavori e contratti di merda con tempi e ritmi inumani senza percepire i livelli di rischio costanti.Solo nel Lazio in queste ultime due settimane ci sono stati quattro morti.L’11 ottobre Roberto Pignalberi di 35 anni muore per un'esplosione che si è verificata all'interno della fabbrica inglese di armamenti leggeri, Simmel Difesa, di Colleferro. Il 17 ottobre Michele Cozzolino di 31 anni perde la vita mentre lavora alla riconversione a carbone della contestatissima Centrale di Torre Valdaliga Nord. Un tubo innocente lo colpisce da un’altezza di 60 metri, questo accade mentre da mesi i lavoratori denunciano la mancanza di sicurezza nel cantiere.
E’ una strage continua. Annunciata e preventivata nei bilanci delle aziende.Nel movimento, tra le migliaia di attivisti impegnati nella lotta per i diritti negati, tra i milioni di precari che subiscono la violenza di condizioni di vita grama e a rischio, è ora che si prenda coscienza di massa di questa situazione di belligeranza posta in essere da questo sistema profittale.Porre fine a questo massacro, indicare le soluzioni per sconfiggere le condizioni materiali che lo provocano, è l’altro compito che dobbiamo prefiggerci per uscire dal modello della precarietà, dal “vivere per lavorare”, dai “morti del lavoro”.Il problema della sicurezza e dei morti del lavoro deve essere al centro del prossimo sciopero generalizzato del 9 novembre convocato contro il “protocollo pensioni-welfare del 23 luglio”, per il lavoro stabile e il reddito garantito, per il diritti sociali e la tutela dei beni comuni (casa, servizi, acqua, trasporti, scuola, sanità, energia).Il “comitato NO morti lavoro” è uno degli strumenti di lotta per combattere questa “strage degli innocenti”! Lo abbiamo intitolato ad Antonio Salerno-Piccinino, il giovane precario pony express ucciso nelle strade di Roma nel 2006, ma è dedicato a tutte le vittime di questa catena criminale, a partire dagli “invisibili”, a coloro che non hanno contratto e in quanto tale non esistono, non figurano nemmeno tra i morti.Per attrezzarci a questa sfida abbiamo pensato anche ad un blog, che possa essere anche uno strumento di informazione sulle cause che portano ogni giorno ad almeno 4 morti e centinaia di feriti-invalidi del lavoro. Inoltre, si stanno avviando momenti di connessione e di comunicazione con collettivi, comitati, reti, con associazioni dei familiari, tecnici ed esperti, che già intervengono e denunciano le responsabilità delle forze politiche e delle istituzioni, dei datori di lavoro e dei sindacati, nel contribuire a questa vera e propria strage sociale che si svolge ogni giorno nei diversi luoghi di lavoro, nei cantieri come nei campi e sulle strade. Pensiamo che sia ora di raccontare le storie personali degli uomini e delle donne che ogni giorno subiscono la violenza del lavoro per trasformarle in lotte collettive. MERCOLEDI 31 OTTOBRE, dalle ore18,al LOA ACROBAX (via della vasca navale 6 – viale marconi)è convocata L’Assemblea pubblica provinciale interverranno Laut (Civitavecchia), Coordinamente contro la guerra Valle del Sacco-Colleferro, lavoratori AMAGEST, ACEA, FS, Cantieri, precari, RLS/RSU, Confederazione Cobas, Rdb-Cub, Usi-Ait - ore 21 cena a sottoscrizione del comitato nomortilavoro - ore 22 proiezione del film Motoboy di Cèsar Meneghetti, Elisabetta Pandimiglio, Italia/Brasile, 2004, 75’. Il film verrà introdotto da Marco, uno dei primi speedy boys della Capitale. nomortilavoro@autistici.orgnomortilavoro.noblogs.org Categorie & tags »Economie/Lavorolavoro Azioni » Notifica il postScarica PDFInoltra ad un/una amic*Agenda Pubblicato da sergio falcone a 12:04 PM 0 commenti Link a questo post     Etichette: omicidi bianchi

sergio falcone 25/10/2007 05:56

Digest di Tuttosquat, Volume 43, Numero 29 Argomenti del Giorno: 1. Fwd: G8, la procura chiede 225 anni (FENIX!) 2. Fwd: G8: comunicato sulla sentenza di Genova (FENIX!)----------------------------------------------------------------------Message: 1Date: Tue, 23 Oct 2007 20:23:00 +0200From: FENIX!

sergio falcone 25/10/2007 05:47

I giornali a processo: il caso 7 aprile - Sesta parte I giornali a processo: il caso 7 aprile - Sesta parte di Luca Barbieri (c) 2002 - Si consente la riproduzione parziale o totale dell'opera e la sua diffusione per via telematica, purché non a scopi commerciali e a condizione che questa dicitura sia riprodotta. Il terrorismo Come si è visto, la grande trasformazione sociale che interessa il nostro Paese è accompagnata da tensioni molto vaste che inaugurano una lunga e crescente stagione di violenza politica che darà all’intero decennio dei Settanta la denominazione di “anni di piombo”. Ma il fenomeno terroristico, pur rilevantissimo, non esaurisce la comprensione di un fenomeno così complesso come quello della protesta sociale. Ripercorrerne a grandi linee l’evolversi è utile per capire il clima in cui giunse l’operazione “7 aprile”. I numeri della violenza terrorista già da soli ben descrivono una situazione in progressivo peggioramento: Nel quinquennio che va dal 1969 al 1974 i morti per fatti politici sono 92 di cui 63 a causa di violenze e atti terroristici di destra, 10 caduti in scontri con le forze dell’ordine, 8 in altre circostanze, 2 in seguito ad azioni di ignoti, e infine 9 attribuibili, in modo diretto o indiretto a organizzazioni di sinistra; gli attentati nello stesso periodo sono 1706, dei quali 1222 (pari al 71,6%) attribuiti all’estrema destra e 99 (pari al 5,8%) rivendicati o attribuiti all’estrema sinistra (per 385 gli autori sono ignoti). Sono dati che testimoniano non solo di un salto in avanti quantitativo della violenza, di una vera e propria ‘guerra civile’ strisciante, ma anche di una sua trasformazione qualitativa (17). Il secondo quinquennio segna il punto più alto della violenza terrorista in Italia:362 morti e 171 feriti tra il 1974 e il 1980, di cui 104 morti e 146 feriti attribuibili a organizzazioni terroristiche di sinistra; 1787 attentati compiuti da organizzazioni di sinistra (contro 1281 attribuiti ai neofascisti) e 984 atti di violenza (contro gli 892 della destra). Un bilancio che rovesciando le proporzioni della fase precedente tra violenza di sinistra e violenza di destra mostrava le differenze tra i due periodi (18). Nel nostro Paese il terrorismo di sinistra si compone di molte sigle. Si va dalle Brigate Rosse, a Prima Linea, ai NAP (nuclei di armati proletari). A questi tre gruppi si aggiungano una miriade di gruppuscoli locali che hanno spesso la vita di un giorno, o di un delitto. Si tratta di gruppi dalla storia non lineare. Le Brigate Rosse nascono come gruppo adito a “autoriduzioni proletarie”, furti e altri piccoli crimini di autofinanziamento. Il loro scopo dichiarato è quello di colpire gli interessi materiali (i beni materiali e la vita) dei capitalisti e del padronato. Fino al 1973 questo gruppo intrattiene un dialogo discreto con tutti i gruppi extraparlamentari della sinistra, soprattutto Potere operaio, e con alcune frange del PCI (alcuni membri delle BR provenivano direttamente dai quadri della FGCI). In una intervista alle BR pubblicata in Potere Operaio del lunedì, n. 44 dell’11 marzo 1973, il Partito comunista viene definito come «una grande forza democratica che persegue con coerenza una strategia esattamente opposta alla nostra. Non sembra né utile né importante continuare ad attaccarlo con raffiche di parole. ..»Questo per dire come anche le Brigate Rosse, rimaste giustamente nell’immaginario collettivo come il gruppo di fuoco del partito armato, nel corso di un decennio sviluppino posizioni anche molto differenti tra loro. E’ infatti solamente a partire dal 1974, con l’assassinio di due esponenti del MSI avvenuto in via Zabarella a Padova il 17 giugno, che le Br fanno partire il contatore della lunga scia di delitti che segnerà la vita di questo gruppo eversivo. Il gruppo, mentre in un primo tempo, pur denunciando la necessità della violenza, aspira a mantenere un legame con il movimento, («La lotta politica – dicono ancora nel ’71 – non può più essere sviluppata senza una precisa capacità militare.… In questa logica le Br non operano un diretto attacco al potere, non si sostituiscono al movimento di massa…»), in seguito perderà ogni contatto con gli altri gruppi puntando a trascinare con sé, nell’attacco al cuore dello Stato, gli altri spezzoni del movimento. L’ideologia delle Br subisce sostanziali variazioni nel tempo: altro è il contenuto dell’opuscolo del 1971, altro quello dell’intervista del 1973, e altro ancora sarà l’ideologia che guiderà l”attacco al cuore dello stato” al tempo del rapimento del magistrato Mario Sossi (per parlare solo delle varianti intervenute quando l’organizzazione era diretta dai militanti della prima generazione)… Nell’estate del 1971 le BR, pressoché sconosciute, avevano firmato alcuni isolati attentati alle cose; nel marzo ’73 avevano già partecipato alle lotte Fiat e le loro azioni – distruzioni di auto di fascisti, devastazione della sede Cisnal di Torino, sequestro per alcune ore del sindacalista della Cisnal Labate – si intrecciano con una serie di azioni violente e di massa poste in essere dai cortei interni di lavoratori, culminati poi con l’occupazione della fabbrica e il blocco delle merci; nel maggio del 1974 l’azione delle Br, che hanno abbandonato l’antifascismo e la fabbrica, punta direttamente contro le istituzioni dello Stato, facendo compiere un autentico “salto di qualità” alla propria pratica combattente (19). Il 1977 è un anno di svolta nella storia del movimento. L’anno, anzi l’annata, come si usa dire per i vini di pregio, assume quasi valore epocale. Il ’77, il movimento del ‘77, quasi come un ’68, ma molto più pauroso e confuso. E’ l’anno in cui Luciano Lama, segretario della CGIL, viene cacciato dall’università di Roma dagli autonomi. Cos’è successo? Con il PCI spinto verso posizioni sempre più moderate l’insoddisfazione del “movimento” cresce a dismisura. Le lotte dell’Autonomia si acuiscono. Città come Padova e Bologna sono scosse da un’ondata di illegalità di massa. Una situazione che a qualcuno, nel mondo della sinistra extraparlamentare, fa parlare di un’imminente rivoluzione. Le Brigate Rosse tentano di prendere la leadership del movimento alzando il tiro, tentando di trascinare il movimento nel loro attacco al cuore dello Stato. Questa è una delle interpretazioni che viene data da alcuni autonomi all’operazione che nel 1978 porta al sequestro e all’omicidio di Aldo Moro, il premier democristiano alfiere del compromesso storico. Un tentativo insomma di portare la crisi a un punto di rottura, a un punto di non ritorno, e costringere quindi il resto del movimento a prendere le armi. Seppure senza una vera e propria base sociale, il terrorismo italiano non è fatto che coinvolge solo poche decine di persone come avviene in Germania. Che il terrorismo italiano di sinistra sia durato così a lungo è un fatto anomalo nel contesto europeo. Secondo molti osservatori e suoi protagonisti, quello che è mancato per normalizzare in fretta la situazione italiana è stata una sponda riformistica “intelligente” che a sinistra, al contrario di quanto avvenne in Germania e in Francia, non ci sarebbe mai stata. Insomma sarebbe un intricato nodo di convenienze, ritardi nell’analisi politica e congiunture internazionali ad impedire all’Italia di uscire rapidamente dalla stagione protestataria e in seguito terroristica. Questa insufficienza della risposta politica ha poi prodotto, secondo altri osservatori, la necessità per la magistratura di svolgere un’attività di supplenza che ne avrebbe stravolto le funzioni. Ma che la risposta politica sia stata insufficiente è provato anche dall’alto numero di fuoriusciti politici riparati all’estero. Il terrorismo dopo il 7 aprileMa cosa succede al terrorismo dopo il blitz 7 aprile? Le tesi sono sostanzialmente due: • da una parte gli inquirenti, e con loro anche i giornalisti, sottolineano il calo del numero dei fenomeni di violenza dopo gli arresti del 7 aprile. Inizialmente come prova che si è colpito il vertice dell’organizzazione (e quindi si è visto giusto). E poi (quando dal punto di vista giudiziario viene smentito il teorema Calogero) con l’affermazione che comunque si è tolta l’acqua nella quale l’autonomia nuotava. Un ragionamento che giustifica agli occhi dei suoi autori anche gli errori processuali.• dall’altra parte, anche dagli imputati, si sottolinea come, dopo il 7 aprile, le Brigate Rosse abbiano fatto la propria comparsa in Veneto (prima ne erano pressoché assenti, a parte il famoso omicidio del 1975) e come in questo modo si siano spinti tanti giovani autonomi nelle sue braccia. Insomma la violenza diffusa non sarebbe scomparsa bensì sarebbe stata spinta, proprio dalle operazioni giudiziarie, nella direzione del vero e proprio terrorismo. NOTE 17) M. Revelli, Movimenti sociali e spazio politico, in F.Barbagallo, “Storia dell’Italia Contemporanea”, Torino, Enaudi, 1995, p. 473.18) Ivi, p. 474.19) G.Palombarini, 7 aprile: il processo e la storia, Venezia, Arsenale Cooperativa Editrice, 1982, p.100. (6-CONTINUA) Etichette: 7 aprile 1979  

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