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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 03:35
COMUNICATO-STAMPA : vale come nostra informazione per la stampa il testo del volantino che distribuiamo ai cancelli della fabbrica. La settimana prossima, seguirà un documento ampio di riflessione e proposta.
 
 
Pomigliano d'Arco, 24 arile 2008, CoBas "del lavoro privato", Fiat Auto Pomigliano/ vertenza 316 logistica &C....,
 
"Non è [solo]  che non osiamo perché la situazione è difficile; è [anche ] che la situazione è tanto più difficile quanto meno si osa."
 
 
Compagni
       giocando sporco come sanno fare con impareggiabile maestria, i padroni di turno hanno sganciato la loro bomba quotidiana dal loro Quartier Generale di Torino: senza la firma di un accordo sindacale sulla deportazione dei 316 nel reparto-confino di Nola, salta il piano Marchionne.
Hanno giocato una carta da ricattatori; come strozzini esigono che i sindacati onorino le loro cambiali e assegni in bianco  (più o meno a vuoto) facendo i sensali, i nuovi "caporali" del lavoro a chiamata.
   Ma giusto adesso, dopo che i  padroni hanno minacciato la rappresaglia contro gli operai emettendo l'ultimatum, abbiamo continuato e continuiamo a rivendicare la nostra posizione, a rilanciare la lotta attraverso lo sciopero.
     La polizia ai cancelli, schierata in assetto antisommossa, ha mostrato che la fiat ha preso molto sul serio il rischio per i suoi interessi rappresentato da uno sciopero. Stamattina abbiamo ritenuto che la minaccia padronale arrivata la sera prima (e certamente amplificata dai sindacalisti)  avrebbe senza dubbio seminato inquietudine e caos tra gli operai e, per evitare malintesi e divisioni, abbiamo deciso di passare dal picchetto di sciopero al presidio per continuare ad agitare l'assoluta necessità di  rispondere a questi attacchi con lo sciopero! 
Sciopero!, al netto di tutto, anche del fatto che si vinca o si perda. Sciopero!,  momento come magico di sospensione di una condizione di ridotti alla funzione di merce-forza lavoro, tempo in cui  ci si riprende tutta intera la propria  qualità umana ...
Sciopero! Momento di black out dalla incessante impresa di sfruttamento delle <risorse umane>. Sciopero!,   certo per vincere una battaglia, strappare un risultato, piegare un padrone e il sistema dei padroni. Sciopero!, che comunque è incommensurabilmente meglio, perfino se e quando si perde,  che il non averci nemmeno provato, non aver nemmeno cominciato.
   Ci abbiamo provato e continuiamo: le sigle sindacali hanno ventilato "dalla cabina di regia" che lunedì si fa un'assemblea retribuita per decidere di organizzare la lotta. Di qua o di la della griglia, ci saremo. Proponiamo che gli operai, ritrovandosi comunità operaia , abbiano lo scatto d'orgoglio di pagarsi l'assemblea con il salario di due ore di sciopero, dicendo ai funzionari di tutti i tipi del sistema: < resto mancia!>. Le sigle sindacali possono seguire o no, sta alla loro coscienza deontologica determinarsi : ma qui la questione è in prima persona tra gli operai e il Padrone Sociale.
Qui è in gioco non solo il destino dei 316 e dei loro prossimi, è in gioco anche la possibilità di tutti noialtri e altre di guardarci allo specchio senza nausea, al mattino.
 
Vogliamo tradurre in tutti i dialetti, lingue , in esperanto delle genti che insorgono contro la loro condizione nella storia, la frase di Shakespeare: <<Ah, gentiluomini, la vita è breve: se viviamo non è che per marciare sulla testa dei re >>.                                                                                                 
Poscritto d'ultimora :  Abbiamo appena appreso che -- malgrado gli effetti inevitabilmente intimidator^i  di minacce e ricatti padronali, a dispetto delle loro malintenzioni - al secondo turno di oggi la produzione è stata di circa il 70% della norma ordinaria (il dato è aziendale : le catene di montaggio sono state impostate appunto al 70%).  Questo vuol dire che -- considerate anche le 'classiche' misure che l'azienda dispone in casi di scioperi parziali, come il mettere in produzione capisquadra e funzionari vari --, ha scioperato piu' del 30% degli operai, senza che ci fosse picchetto.
 
Poscritto d'informazione al comunicato :
Ieri sera, al cambio-turno delle 22, è venuta a portare la sua solidarietà attiva, con la sua ventina di ottoni, la Contrabbanda di Luciano Russo. Ai prossimi presidii o picchetti torneranno, e con loro Daniele Sepe, 'e Zezi, e altri.
 
                                                                                         Un saluto

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Published by Oreste Scalzone
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KLetaGR 26/04/2008 15:01

Vendredi 25 Avril 2008-
 
Pomigliano d’Arco, le 24.04.08.
 
Communiqué de presse : le texte du tract que nous avons distribué aux portes des usines a  valeur d’information mise à jour par nous-mêmes à destination de la presse. Un document de réflexion et proposition suivra dans le courant de la semaine prochaine.
 
« Le paradoxe est tel que nous évitons de laisser éclater notre colère parce que la situation est difficile pour tout le monde, mais aussi qu’elle est d’autant plus difficile si nous montrons que nous n’osons pas le faire ! »
 
Camarades,
·         En jouant au-dessous de la ceinture comme ils savent le faire avec une imparable maestria, les patrons en lice ont vu leur propre machine infernale quotidienne bricolée en leur Quartier général de Turin leur péter au nez : sans la signature d’un accord syndical sur la délocalisation des 316 ouvriers au Département-Etranger de Nola, c’est le plan Marchionne qui saute.
Ils ont joué la carte des rédempteurs ; ils ont exigé que les syndicats cautionnent leurs garanties et chèques en blanc (plus ou moins au bluff) en faisant les importants, les nouveaux « caporaux » dans la course du travail à volonté.
·         Et maintenant, juste après que les patrons aient menacé de représailles les ouvriers à l’origine de l’ultimatum, nous avons persisté et continuerons à revendiquer sur notre position et relancer la lutte par la grève.
L’usage de la police aux grilles mêmes de l’entreprise, requise en tenue anti-émeutes montre que la Fiat prend très au sérieux le risque que représente pour ses propres intérêts de la grève. Ce matin, nous avons pensé que la menace patronale du premier jour (du 15.04.08, depuis certainement amplifiée par les syndicalistes) aurait sans aucun doute semé l’inquiétude et le désordre entre les ouvriers, et c’est afin d’éviter tout  malentendu et des divisions éventuelles, que nous avaons décidé de passer du piquet de grève devant les grilles au piquet devant le siège pour réïtérer l’absolue nécessité de répondre par la grève à ce genre d’attaques.
·         Grève ! Sans délai, et que l’on perde ou gagne !
·         Grève ! Pour que l’on reprenne entièrement au moins le temps de cet instant  de suspension de notre condition d’hommes  réduits à la fonction de marchandise-force de travail, toute notre propre qualité humaine…
·         Grève ! Pour établir le black out sur cet incessante entreprise de spoliation des « ressorces humaines ».
·         Grève ! Pour gagner cette bataille, arracher un résultat, tenir en respect un patron et le système des patrons.
·         Grève ! Qui vaudra toujours mieux que de n’avoir pas au moins  tenté le coup en ce moment ou jamais, de toutes nos forces dont nous n’avons rien à perdre.
Nous l’avons prouvé et nous continuerons : les sigles syndicaux ont insinué et répandu le bruit que Lundi se tiendra une assemblée rétribuée pour décider et organiser la lutte. D’un côté ou de l’autre de la grille, nous serons là.
Nous proposons que nous, les ouvriers, par un réflexe d’orgueil, payions nous-mêmes l’assemblée par deux heures de grève, manière de dire à ces fonctionnaires de tout poil du système : « ne vous imposez pas ! »
Les sigles syndicaux peuvent suivre ou pas, c’est à leur conscience déontologique de le décider : ce qui se joue là se joue en premier lieu les entre ouvriers et le patronat social.
Ce qui se joue là c’est non seulement le destin de 316 délocalisés et de leurs proches, mais de la possibilité de pouvoir nous regarder dans la glace le matin sans avoir la nausée.
 
Nous voulons traduire dans toutes les langues, les dialectes, et les esperantos des gens qui se sont élevés contre la condition qui leur était faite au cours de l’Histoire, cette phrase de Shakespeare : « Ah, gentilhommes, la vie est brève : nous n’avons le temps de vivre  que pour marcher sur la tête des rois . »
 
Dernière heure : nous venons d’apprendre- malgré les inévitables effets intimidants des menaces et promesses patronales, conformes à lmeur mauvaises intentions- que la production est restée à 70% de a norme ordinaire, aujourd’hui pour la seconde équipe ( source de l’entreprise : les chaînes de montage ont fonctionné à 70%).
Cela veut dire que plus de 30% des ouvriers ont fait grève, sans qu’il y ait même un seul piquet- et en tenant compte des mesures « classiques » dont dispose l’entreprise, en cas de grèves partielles ou perlées, de mettre ne place des équipes volantes de la maîtrise ou de fonctionnaires divers.
 
Post-scriptum : hier soir, au changement d’équipe de 22 heures, la Contrebande de Luciano Russo est venue témoigner de sa solidarité active au piquet de grève, avec tout le talent de ses vingt ans d’existence.
Aux prochains piquets et assemblées ils reviendront avec Daniel Sepe,  Zezi et d’autres…
 
Traduit de l’Italien par Sedira Boudjemaa, artiste-peintre,
 à Nîmes le Samedi 25.04.08. ; 14 h 00.

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