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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 12:20

 

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Nei prossimi giorni interventi sull'Aquila, Brescia via Imbonati migranti, Autodifesa e resistenza attiva...

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Published by Oreste Scalzone
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 11:15

L’hebdo Politis et la librairie La Friche, avec les éditions Amsterdam
ont le plaisir de vous convier à une rencontre autour du livre de Mario Moretti
Brigate Rosse. Une histoire italienne
(entretien avec R. Rossanda et C. Mosca)
Editions Amsterdam

En compagnie de
Rossana Rossanda, auteure du livre, journaliste, fondatrice du quotidien de la gauche critique italienne Il Manifesto ;
Isabelle Sommier, sociologue et historienne (université de Paris I), spécialiste de la violence politique ;
Enzo Traverso, historien.
La rencontre sera animée par Olivier Doubre, traducteur du livre et journaliste à Politis.
             le mardi 5 octobre à 19h
            à la librairie La Friche, 36 rue Léon Frot, 75011 Paris

 Présentation du livre :
Au début des années 1990, Mario Moretti, principal dirigeant des Brigades rouges pendant les années 1970, est incarcéré à Milan. Il accorde alors un long entretien à deux célèbres journalistes italiennes, Carla Mosca et Rossana Rossanda, ancienne dirigeante du Parti communiste italien. Publié pour la première fois en France, ce témoignage unique restitue au plus près l’histoire italienne des années de plomb, la situation d’exception qui régnait alors, ainsi que le mouvement massif d’in subordination révolutionnaire qui secouait la péninsule transalpine. Tout au long de cette période, l’ordre existant semblait à chaque instant près de vaciller.
De la formation politique des premiers brigadistes dans les usines milanaises à l’arrestation de Moretti, plus de dix années se sont écoulées. En 1978, les Brigades rouges ont organisé l’un des événements majeurs de l’histoire italienne contemporaine : Aldo Moro, chef de la Démocratie chrétienne, promoteur d’un « compromis historique » entre cette dernière et le Parti communiste, est enlevé et exécuté... par Moretti lui-même, qui le reconnaît ici pour la première fois. Tout au long de cette décennie, les Brigades rouges se sont évertuées, à travers la terrible radicalité du choix politique de la lutte armée, à combattre l’État, le capitalisme et l’exploitation, au nom de la liberté et de l’égalité. Sans compromis ni compromissions. Mais à quel prix ?
À l’heure où le monde semble s’installer de nouveau durablement dans une ère de turbulen ces et où partout les États mettent en place des législations d’exception au nom de la lutte contre le terrorisme, il importe plus que jamais de revisiter l’histoire italienne des années de plomb.
---------------------------------------------------------------------------------------------------
Olivier Doubre
Politis
Chef de Rubrique "Idées/Essais"
2 Impasse Delaunay, 75011 Paris
01 55 25 86 91 / 06 80 44 91 40
doubre@politis.fr

2.
Enzo Traverso: “Années de plomb, entre tabou et refoulement”
ottobre 1, 2010 di insorgenze

Le livre entretien de Mario Moretti publié en Italie en 1994 vient de paraitre en France, traduit, préfacé et annoté par Olivier Doubre, chez Amsterdam, 356 pages, 19 euros. C’est l’occasion pour l’historien Enzo Traverso d’analyser le climat politique de la fin des années 1970 italiennes, et de tirer le bilan, aujourd’hui de cet épisode encore peu étudié par les historiens

* (Nei prossimi giorni sarà disponibile in linea anche una versione in italiano di questa intervista. Ndr)

Propos recueillis par Jean-Claude Renard
Politis 1 septembre 2010

Avec le recul, quel regard d’historien portez-vous sur ces années de plomb?

J’ai vécu entre Gênes et Milan entre 1977 et 1981, ce qui correspond aux années les plus dures, d’une lourdeur extrême. Cette période apparaît lointaine: un quart de siècle s’est écoulé, et le monde a totalement changé; c’est en même temps une époque qu’on a du mal à inscrire dans une perspective historique. C’est la grande différence avec Mai 68: on a vu en France il y a deux ans une vague éditoriale, qui n’était pas médiatique mais constituait déjà un début d’historicisation, avec d’importants travaux. L’Italie est encore dans un état hybride, entre le tabou, le refoulement, l’incapacité de faire face à cette période, l’ersatz judiciaire et les demandes d’extradition. Ce passé a plus été élaboré au tribunal que dans l’espace public. Le bilan n’a été tiré ni par les responsables politiques de l’époque ni par les historiens. Les années 1970 commencent seulement à être étudiées. C’est un héritage très lourd, une époque riche de potentiels et qui s’est terminée de la pire des manières. Ce qui explique l’incapacité à lui faire face. Avec une génération, au sens large du terme, qui a produit le meilleur et le pire.

Quelle est cette production du meilleur et du pire?

Aujourd’hui, on trouve des exmilitants de la gauche radicale dans un parti xénophobe, raciste et populiste comme la Ligue du Nord (l’actuel  ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni) et dans le Peuple de la liberté, le parti de Berlusconi (le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini). Nombre de gens sont arrivés au berlusconisme en passant par Bettino Craxi, qui, le premier, avait compris que la crise de la gauche radicale jetait dans la nature toute une generation en perte de repères, et qu’on pouvait y puiser. Quant au meilleur, il se trouve dans les universités, où travaillent des philosophes comme Giorgio Agamben et Domenico Losurdo, des historiens comme Guido Crainz, ou dans la littérature, avec des écrivains comme Erri de Luca.

Comment les mouvements d’extrême gauche percevaientils l’existence d’un groupe armé?

Il s’agissait de «camarades qui se trompent». Au départ, on ne sait pas très bien qui sont les Brigades rouges, si elles s’inscrivent dans la tradition de la Résistance ou dans une guerilla à la manière de l’Amérique latine. Dans un climat tendu, militaire, les Brigades rouges étaient le groupe le plus audacieux. Il y avait une réserve, parfois une condamnation, mais, en même temps, les Brigades exerçaient une fascination très forte sur l’extrême gauche en général. Cette fascination est devenue une attraction politique, parfois irrésistible, après 1976, l’année de la dissolution de Lotta continua. Pour toute une mouvance soudainement dépourvue de repères, les Brigades rouges avaient une capacité d’action époustouflante. Elles prétendaient porter l’attaque au coeur de l’État, et c’est ce qu’elles ont fait! Jusqu’à kidnapper Aldo Moro le jour où la stratégie du compromis historique devait être votée à l’Assemblée. Pour moi, trotskiste alors, et pour beaucoup d’autres, les sentiments étaient partagés: d’une part, on critiquait le terrorisme dans la mesure où l’on pensait qu’il remplaçait l’action des masses; de l’autre, on combattait la répression et on défendait tous ceux qui étaient arrêtés. Nous avions forgé le slogan «ni avec les Brigades rouges ni avec l’État», qui n’était pas faux mais traduisait en même temps notre impuissance.

La répression des autorités a été l’occasion d’exactions, de tortures, de lois spéciales, comme le souligne Mario Moretti dans son livre…

Il faut rappeler que le climat était d’une extrême tension. Ainsi, un de nos camarades, dont l’activité n’avait rien de clandestin, a subi une perquisition avec le déploiement d’hélicoptères et des unités spéciales de la police en tenue de combat. Cela n’avait aucun sens! Se réunir simplement dans un café pouvait poser un problème. L’Italie est restée, malgré tout, une démocratie, la torture ne s’est pas généralisée, même si les brigadistes ont parfois subi des massacres, comme dans le cas de via Fracchia, à Gênes, bien décrit dans le livre. Mais il faut rappeler que tout cela se déroulait dans un climat d’accoutumance à la violence qui, au final, banalisait la répression. Tous les jours, la presse rapportait qu’un cadre d’entreprise, un haut fonctionnaire ou un professeur d’université avait été tué ou «gambizzato» (blessé aux jambes par balles). Ce climat explique, à partir des années 1980, le rejet de la violence et une certaine fétichisation des droits de l’homme, qui, comme un contrecoup de la saturation antérieure, sont devenus un substitut de la politique.

Comment expliquez-vous l’émergence et l’importance des Brigades rouges, à la difference d’autres groupes, en Allemagne ou en France?

Les Brigades rouges sont une organization terroriste née dans un pays qui a connu la Résistance comme mouvement de lutte armée de masse. L’Allemagne a également connu une résistance antinazie, numériquement aussi importante qu’en Italie ou en France, mais, pour toute une série de circonstances historiques, en Allemagne, il n’y a pas eu de résistance armée de l’intérieur. Les brigadistes s’inscrivent dans cette tradition, trouvant des relais dans les usines, ayant des contacts avec les militants de base du Parti communiste et les anciens résistants. En Allemagne, la RAF (Fraction armée rouge) n’est pas issue du mouvement ouvrier, il fallait mener la lutte armée contre un État «fasciste», héritier du régime nazi. Les brigadistes ont parfois subi des massacres, comme dans le cas de via Fracchia, à Gênes, bien décrit dans le livre. Mais il faut rappeler que tout cela se déroulait dans un climat d’accoutumance à la violence qui, au final, banalisait la répression. Tous les jours, la presse rapportait qu’un cadre d’entreprise, un haut fonctionnaire ou un professeur d’université avait été tué ou «gambizzato» (blessé aux jambes par balles). Ce climat explique, à partir des années 1980, le rejet de la violence et une certaine fétichisation des droits de l’homme, qui, comme un contre motivations, les perspectives sont donc différentes. Si le terrorisme ne s’est pas enraciné en France, c’est lié à une plus grande stabilité politique des institutions françaises. Il n’y a pas eu de crise de l’État comme en Italie. La Ve République a finalement pu traverser la période des années 1970 sans dommages. Sans comparaison avec l’Italie. D’autre part, l’extrême gauche française avait une orientation politique et idéologique bien différente. L’armure idéologique des trotskistes a empêché certaines dérives. D’une certaine manière, la gauche radicale italienne a dû s’inventer, parce que sans tradition ni forte matrice, contre le Parti communiste. Elle a dû trouver ses repères idéologiques. Du coup, elle a été plus novatrice, mais sur des bases plus instables, plus fragiles. La gauche radicale française était prête à une traversée du désert, ce qui n’était pas le cas en Italie.

Quelle est l’importance du témoignage de Mario Moretti, si l’on songe notamment aux accusations d’infiltrations et de manipulations?

Ce témoignage est d’autant plus important que Mario Moretti dissipe un certain nombre de mythes qui existent encore, même en Italie. Après la chute de l’Union soviétique, certains documents sont sortis prouvant que les Brigades rouges avaient eu des contacts avec certains services des pays de l’Est. Commes elles voulaient faire tomber les institutions italiennes, il est naturel que les Brigades aient suscité l’intérêt des uns et des autres. Dans le contexte d’alors, il est tout à fait possible que l’organisation ait eu des contacts avec l’Est, voire avec l’OLP. Mais que la trajectoire des brigadistes, leur naissance, leur développement, s’explique par le rôle des services secrets de l’Est, de l’OLP ou du Mossad est un mythe qui ne tient pas la route. Il n’y a eu, à l’évidence, aucune manipulation. Mais on peut imaginer des infiltrations de la part de l’État italien. Il faut savoir que celui-ci n’a d’abord rien compris au mouvement. Il y avait un noyau de 150 personnes dans la clandestinité, un autre noyau, plus large, de gens qui pouvaient aussi entrer dans la clandestinité et, enfin, une aire de milliers de sympathisants. Un groupe plus facile à infiltrer. Mais, à vrai dire, l’infiltration relève de la norme dans l’histoire de toute organisation terroriste. En tout cas, face à ce foisonnement d’organisations révolutionnaires, à quelques exceptions près, les hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur ne comprenaient pas grand-chose.

La mort d’Aldo Moro semble avoir marqué un tournant pour les Brigades rouges.

L’expérience des Brigades rouges s’est mal terminée, et ne pouvait que mal se terminer. Les Brigades ont surgi et se sont nourries de la crise des mouvements sociaux et politiques ayant marqué l’Italie des années 1970. En même temps, leur succès, leurs exploits militaires ont décrété la fin des mouvements d’extrême gauche, la fin de la contestation. Ce que dit clairement Mario Moretti dans ce livre : «Après l’affaire Aldo Moro, nous étions à l’apogée de nos forces, et nous n’avions aucune perspective». Ils ne savaient plus quoi faire. Et, à y réfléchir, l’apogée des Brigades rouges correspond à la défaite du mouvement ouvrier : l’automne1980 est marqué par l’échec de la grève des ouvriers de Fiat, licenciés par milliers, 24 000 à Turin, après un mois de grève. Tous les activistes d’extrême gauche et beaucoup de responsables syndicaux sont virés. C’est un tournant. Les années 1980 seront très différentes de la décennie antérieure.

Enzo Traverso est professeur de sciences politiques à l’université de Picardie, à Amiens.


3.
30/09/2010 - IL CASO
Calogero e il Sette aprile?"Avevo ragione io"


Pietro Calogero ai tempi del processo. Sostituto procuratore di Padova, il 7 aprile 1979 aveva fatto arrestare i maggiori leader di Autonomia Operaia


Il magistrato che denunciò i legami tra Autonomia e Br rompe 30 anni di silenzio con un libro. Segno di un cambio di clima nel dibattito su quella stagione
JACOPO IACOBONI

“Oggi il clima è cambiato, se ne può finalmente riparlare; anzi, sentivo necessario da parte mia un atto di massima verità e chiarezza». L'uomo che parla ha ormai superato i settant'anni, si schiarisce la voce, esita leggermente, riflesso di antiche diffidenze. Si chiama Pietro Calogero, è procuratore generale a Venezia ma trent'anni fa fu l'autore della più famosa, e contestata, indagine sul terrorismo mai avvenuta in Italia, quella sull'Autonomia padovana, passata alla storia come il «sette aprile», scritto così, senza l'anno. ??La sua uscita farà discutere: «Voglio confermarlo, sull'Autonomia operaia avevo ragione io; Autonomia e Br, pur distinte, erano collegate in un vero e proprio “partito armato”, dotato di una struttura di collegamento ad hoc». Ma perché l'anziano magistrato - che fu il primo, tra l'altro, a imboccare la pista dell'eversione nera e dei servizi deviati per piazza Fontana - ha deciso di riprendere proprio ora la parola nel dibattito pubblico? «Qualcosa si è sbloccato. Anche grazie al presidente Napolitano». Così Calogero - assieme a Michele Sartori, allora inviato dell'Unità, e allo storico Carlo Fumian - ha scritto un appassionante libro diviso in tre (cronaca, testimonianza, storia) che s'intitola Terrore rosso. Dall'autonomia al partito armato (editore Laterza).??Non è l'unico saggio che cerca di guardare agli anni di piombo fuori dalle biografie di parte, e da una querelle generazionale che aveva inesorabilmente mescolato il ricordo, l'autoricostruzione benevola con se stessi, le simpatie, gli odi e le militanze. Spesso obliando il dolore. Rizzoli, per esempio, pubblica l'edizione italiana di un progetto monumentale di Marc Lazar e Marie-Anne Mathard-Bonucci, che Lazar definisce «solo una tappa» ed è realizzato, dice, da tantissimi ricercatori, alcuni dei quali non hanno neanche trent'anni. È anche in corso un «passaggio di testimone tra generazioni», scrivono. «Con tutto quello che ciò comporta in termini di presa di distanza e di occhio critico». Si tratta, forse, di un cambio di stagione nel dibattito pubblico italiano; uno sforzo che in questi mesi ha prodotto testi diversi, per esempio quello ripubblicato qualche mese fa da Angelo Ventura, il professore gambizzato proprio a Padova dall'Autonomia, che ha scritto un nuovo testo introduttivo a un suo antico libro. Oggi fa discutere, ma quando fu scritto, nei primi Anni Ottanta, era passato sotto silenzio (Per una storia del terrorismo italiano, Donzelli). Anche memorie personali, come il libro di Anna Negri, la figlia di Toni (Con un piede impigliato nella storia, Feltrinelli), o di Benedetta Tobagi, figlia del giornalista del Corriere ucciso dei brigatisti di Marco Barbone (Come mi batte forte il tuo cuore, Einaudi), provano a leggere fette di Anni Settanta smettendo di fronteggiarsi. ??«Sta mutando il discorso pubblico; e poi passati trent'anni le fonti, anche quelle in vita, si fanno più disponibili», riflette Fumian, che proprio a Padova insegna Storia contemporanea. Così, assieme a un grande cronista come Michele Sartori, ha potuto vincere la ritrosia di Calogero. Che adesso ci racconta sul '77 quel che fino solo a cinque anni fa sarebbe stato improbabile sentirsi dire, peraltro con ricchezza di nuovi particolari: «La rivista Controinformazione era il luogo di un vero e proprio governo del terrore, in cui convergevano l'Autonomia organizzata e le Br. Era la sede di un autentico “partito armato”, che fece le prove alla Fiat nel ‘73, e poi uccidendo il sindacalista Labate. Tra le due organizzazioni esisteva una coalizione, come tra partiti di governo. Fu la ragione di partenza per cui contestai a Negri non solo il ruolo di vertice in Autonomia, ma il ruolo di vertice nelle Br, poiché il “partito armato” collegava le due organizzazioni. Lo dimostrano le sentenze, che hanno ribadito tutte, in Appello e in Cassazione, la struttura associativa dell'Autonomia. I pentiti, come Carlo Fioroni, che confermarono gli incontri del '73-74 tra Toni Negri e Renato Curcio, vennero dopo, solo nel dicembre del '79». ??Quel sette aprile il «teorema Calogero» - così lo etichettarono subito i suoi tanti nemici - fece arrestare o imputò tutti i capi dell'Autonomia padovana, Toni Negri, Franco Piperno, Luciano Ferrari Bravo, Emilio Vesce, Oreste Scalzone. Fu un finimondo, che avviò uno degli iter processuali più travagliati, lunghi e anche criticati della storia repubblicana. Ci furono molte assoluzioni, per esempio quella di Emilio Vesce e Luciano Ferrari Bravo. La tesi, inizialmente avallata da una perizia, che Negri fosse il telefonista delle Br durante il sequestro Moro, cadde miseramente. La stessa pena per Negri, inizialmente trent'anni, fu ridotta a sedici, «ma l'Appello e la Cassazione confermarono la struttura associativa», rivendica ora Calogero. E aggiunge moltissimi particolari inediti e dirompenti.??Uno su tutti: il ruolo del Sismi, allora diretto dal generale Giuseppe Santovito, nella copertura degli autonomi. «La prima perquisizione nell'indagine su Negri e l'Autonomia avviene, su mio ordine, il 21 marzo ‘77. Ma ai nostri apparati di sicurezza, il Sismi, già tre anni prima risultavano gli incontri tra Negri e Curcio». Nessuno mosse niente. La cosa gli venne comunicata dal probo colonnello Notarnicola. Seguì un incontro con Santovito in cui, tardivamente, il generale offrì aiuto sui colloqui dei primi anni settanta tra Negri e Curcio: ma richiedendo di retrodatare la loro collaborazione...

4.

Letture di classe

Sandro Saggioro, Né con Truman né con Stalin, Storia del Partito Comunista Internazionalista (1942-1952)
Colibrì, Paderno Dugnano (Milano), 2010.

Il Partito Comunista Internazionalista nacque durante la Seconda guerra mondiale e, tra il 1945 e il 1948, conobbe una notevole diffusione: migliaia di militanti e sedi in quasi tutte le regioni italiane. Soprattutto ebbe una significativa presenza nelle lotte che in quegli anni scossero le fabbriche, le campagne e le piazze d’Italia. I suoi esponenti e militanti, a partire da Amadeo Bordiga e Onorato Damen, provenivano in gran parte dai quadri che, nel 1921, avevano partecipato alla fondazione del Partito Comunista d’Italia e che, in quegli anni, avevano maturato fondamentali esperienze politiche.

Di questo partito, la storiografia è stata pressoché assente, tranne scarsi accenni, spesso denigratori, con la parziale eccezione di due recenti libri di Alessandro Pellegatta, riguardanti l’attività degli internazionalisti nel Varesotto e all’Elba, in particolare all’Ilva di Portoferraio. E «con riserva», annoveriamo anche gli articoli di Roberto Gremmo. Altrimenti, le uniche esposizioni, che meritano attenzione, riguardano il periodo resistenziale, e sono presenti nei libri di Arturo Peregalli (1988 e 1991) e, in parte, di Maurizio Lampronti (1984) nonché nella tesi di Mariarosaria Donato (1980).

Sandro Saggioro ha inteso colmare la lacuna con un libro di 414 pagine, di cui la metà è dedicata alla raccolta di documenti, pur massicciamente presenti anche nella parte, propriamente descrittiva. Ricostruendo la storia del Partito Comunista Internazionalista il libro traccia un quadro apparentemente fedele ma che, nel complesso, è a macchia di leopardo, con numerose défaillance. Soprattutto è assente la presenza degli internazionalisti nelle lotte che, in quegli anni, scossero le fabbriche, le campagne e le piazze. Assenti sono poi i rapporti che il partito ebbe con ex partigiani, forse ignorati in nome di un «anti resistenzialismo» di maniera. Infine, il contesto storico è a mala pena sfumato. Queste carenze non aiutano certo a capire per quali motivi in quegli anni, in Italia, sorse un «piccolo partito rivoluzionario di massa», fenomeno unico a livello mondiale.  Ma questi sono aspetti che a Saggioro non interessano. Infatti, nell’Introduzione, afferma:

 «Che poi il Partito Comunista Internazionalista sia uscito sconfitto dal secondo dopoguerra e che vincitore sia risultato, invece, il progetto nazionalista, democratico e borghese del PCI, ebbene, questo è un altro discorso che meriterebbe un esame storico-teorico».

 Bene. Ma allora che cosa vuole essere la Storia di Saggioro? Vuole essere una storia di idee. È una ricostruzione dei pur interessanti dibattiti che in quegli anni ci furono tra i maggiori esponenti del partito: Amadeo Bordiga, Onorato Damen, Ottorino Perrone, Bruno Maffi, Souzanne Voute … Quindi, oltre che «storia di idee» è anche «storia di personalità», alla faccia del mal celato bordighismo che pervade l’opera, eludendo bellamente l’essenza dei problemi. La ricostruzione di Saggioro non parla infatti delle reali carenze teoriche degli internazionalisti, che allora non seppero cogliere le caratteristiche della fase storica; per quanto forti, i contrasti che li divisero avevano in comune la prospettiva di un’imminente guerra, senza scorgere il grandioso processo di accumulazione che si stava avviando in Occidente, grazie al Piano Marshall. Quando, alla fine del 1947, Bordiga iniziò a formulare una diversa ipotesi, mettendo giustamente il luce il ruolo egemone degli Stati Uniti d’America, le sue tesi furono trascurate anche da coloro che poi sarebbero stati «più bordighisti di Bordiga». E a questo bordighismo estetizzante si rifà Saggioro,  privilegiando una visione di tipo manicheo, in base alla quale l’esperienza del Partito Comunista Internazionalista rappresenterebbe una sorta di «errore della storia», sarebbe un’esperienza velleitaria che, nella sua negatività, confermerebbe la giustezza di quel determinismo assoluto, cui si richiamano molti bordighisti. Per questo motivo, questa Storia potrà certamente essere gradita ai «bordighisti in sevizio permanente effettivo», ma essa non offre alcuna spiegazione critica di un movimento politico, che vide la partecipazione appassionata di un consistente numero di militanti, la cui adesione non si può ridurre a motivazioni meramente ideologiche, che potrebbero in parte valere per la «generazione del ’21», ma altrettanto non si può dire per molti giovani proletari, come Ilario Filippi e Sergio Salvadori, le cui esperienze erano la Resistenza e le lotte del dopoguerra. Ed è a queste esperienze che bisogna fare riferimento, per rintracciare quei criteri di analisi e interpretazione, che consentono di dare «carne e sangue» alla storia del Partito Comunista Internazionalista. Ed è quanto mi sono proposto di fare con un lavoro che sto conducendo da alcuni anni e che, mi auguro, possa andare presto alle stampe.

Dino Erba, Milano, 30 settembre 2010.

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 11:10

MARINO FORMENTI IS NOWHERE 25/09 - 02/10 Live 0-24 hour from 25/09 on:

http://www.marinoformenti.com/

 

Musik: Erik Satie (F), Klaus Lang (A) & Morton Feldman (USA) Nowhere is a non-place in the middle of the city: for eight days Marino Formenti sits at the piano, playing, living, breathing, eating, sleeping at times in a relentlessly public and yet private space. By playing, he transgresses the dividing line between stage and life, day and night, leaving behind the usual concert conventions of time, programme, venue and testing his own limits: eight days full of music that also deliberately refuses to engage in a conventional dramaturgy of virtuosity. The audience is invited to stay for a few hours, to come and go, to come back, listen in again, and thus perceive music in new ways. You can also follow him as a 24/7 live streaming. Producted by steirischer herbst, musikprotokoll, open music.

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 03:10
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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 14:20

Frigidaire 225 mensile è già pronto, sarà in edicola questo sabato 5 giugno e ci resterà per tutto il mese, mentre stanno partendo le copie per gli abbonati.

 

  FRIGIDAIRE 225 mensile.1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 13:35

Le temps pénal, le temps du judiciaire, 
est  par convention “abstraitement égal”, 
ou bien  “à la tête du client” ? […]
Ébauche d’une vidéo lettre – bien ouverte, donc non pas exclusive – à
certain[e]s cinéastes, au sujet de l’affaire “Sonja &t Christian” mis en équation 
avec l’affaire Polanski, sur lequel ces destinataires se sont prononcé[e]s


    
    La vidéo lettre – mieux, le “vidéo brouillon de lettre” –  qui suit, est un fragment choisi du “texte” originaire, à peine enrobé par un montage "sobre", défini “frugale” par les complices qui l’ont effectué ; minimum de montage nécessaire à réduire le ‘jet’ d’origine à la durée requise de 10 minutes : “format” prévu pour une sorte d’avant-première, le soir du 23 avril 2010, à la Cinémathèque de Paris, au cours d’une des soirées “Carte blanche à Jean-Pierre Bastid, sur Cinéma et anarchie”. 

    La version ‘de base’ – qui était plutôt comme une réflexion à haute voix, un périple des thèmes, des arguments pour une lettre ouverte – comprenait des éléments de récit sur la genèse contingente de cette ‘lettre de loin’, ainsi que quelques éléments d’auto-certification insérés, certes  pas à des fins “identitaires”, mais pour contextualiser les propos sur le plan conceptuel, éthique, et même de leur étiologie. Il y était souligné d’abord  ce qui est pour nous essentiel dans notre approche : une critique active de l’enfermement carcéral, de la logique même de la punition, de l’aliénation de la “solution pénale”,  de la théologie de l’Etat, de la logique de l’Urgence. 

    Peut-être, certains parmi ceux et celles qui regarderont cette vidéo resteront sur leur faim : mas, nous serons à l’écoute de tout questionnement que nous aura été adressé. La partie la plus urgente à mettre en circulation, est-là : tempus fugit, comme il l’était inscrit sur les anciennes meridianes…, le temps s’en fuit, mieux vaut commencer à mettre cette lettre en circulation, si bien qu’en l’état de “à peine bâtie”. Cela dit, nous allons rajouter des reformulations, plus exhaustives, par écrit et ‘de vive voix’ . 
    De toute façon, entre-temps, nous nous permettons de rêver que quelque destinataire, ayant reçu ‘cinq sur cinq’ le message, commence à élaborer le texte d’un ‘quelque chose’ (appel…, manifeste…, cahier de doléances…, mise en garde…).

Voilà : à suivre…


OS

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 02:26

È stata pubblicata sull'edizione domenicale della Tageszeitung (TAZ, quotidiano berlinese di sinistra) del 21.3.2010, l'intervista agli esuli tedeschi in Francia Sonja e Christian, che trovate qui in versione italiana. Sul caso si può vedere anche il post 'Quando la memoria si fa vendetta'.

RZ.jpgRevolutionäre Zellen

Sfuggiti per 22 anni ai cacciatori di terroristi. Sonja Suder e Christian Gauger sulla vita in clandestinità e su ciò che si prova quando si viene scoperti
"Guardi sempre se c'è qualcuno dietro di te"

di Andreas Fanizadeh

taz: Signora Suder, signor Gauger, quando vi siete accorti per la prima volta di essere osservati?

Sonja Suder:
Era l'estate 1978. Eravamo appena tornati a Francoforte da una gita nel sud della Francia. Alle 6 di mattina ci siamo mossi per montare il nostro stand al mercato delle pulci all'Eisernen Steg sul Mainufer.
E li avete notato che qualcuno vi seguiva?Suder
: Alle sei di mattina è evidente se qualcuno ti sta dietro dalla porta di casa fino al mercato, dove poi non monta un suo stand. Al pomeriggio l'abbiamo comprovato ed era chiaro: eravamo osservati. Era un caldo giorno d'estate a Francoforte, credo in agosto. E dovemmo prendere una decisione.
Perché?

Eh, erano tempi duri, era l'anno dopo il sequestro Schleyer e i morti di Stammheim. Decidemmo di andarcene via.

1978
. Chi si ricorda del 1978, l'anno in cui Sonja Suder e Christian Gauger scomparvero dalla scena, per restare introvabili nei successivi 22 anni? L'anno in cui l'Argentina visse i mondiali di calcio. O in cui nacque Katja Kipping, oggi vice capo del Partito Die Linke (La Sinistra). C'era ancora la RDT (Germania dell'Est) e l'Europa occidentale era nella fase finale del movimento del '68. In Nicaragua i Sandinisti attaccarono il Palazzo Nazionale, in Italia le Brigate Rosse uccisero il democristiano Aldo Moro.

Quando l'esplosivo scoppiò all'improvviso

E nella Repubblica Federale Tedesca, nel giugno del 1978, un conoscente -secondo la Procura penale- di Sonja Suder e Christian Gauger si preparò a piazzare una bomba al Consolato argentino di Monaco. Si chiamava Herrmann Feiling ed avrebbe agito, come Sonja Suder e Christian Gauger, nell'ambito delle cosiddette Cellule Rivoluzionarie (RZ). Le RZ erano per gli apparati di difesa dello Stato difficili da valutare, poiché dalla loro spaccatura del 1976/77 agivano senza una direzione riconoscibile. Il gruppo propagava attacchi con danni materiali e tentava, diversamente dalla RAF, di non fare vittime. Suder e Gauger avrebbero partecipato, dice oggi la Procura, a due attacchi contro imprese che lucravano sull'uranio con il Sudafrica, nel 1977, e ad un incendio al castello di Heidelberg, nel 1978. Perciò il 15 settembre 1978 un giudice istruttore federale emise un mandato d'arresto contro i due. Se Gauger, Suder e Feiling si conoscevano veramente, come ritiene la Procura, potevano senz'altro, nel 1978, considerare l'Argentina come uno Stato di non-diritto. Là i militari avevano fatto nel 1976 un colpo di stato con un seguito di 30'000 omicidi. In quel paese e in condizioni scandalose si giocarono i campionati mondiali di calcio. E la coalizione social-liberale di Bonn tollerava gli affari delle imprese tedesche con la dittatura argentina, mentre aiutava solo con molte esitazioni i cittadini germanici incarcerati e torturati in Argentina. V'erano insomma seri inconvenienti , anche se solo pochi come Herman Feiling tentarono di bucare con una bomba il muro del Consolato argentino. Ma l'attentato al Consolato non ebbe luogo. Per Hermann Feiling, il presunto conoscente di Suder e Gauger, la preparazione ebbe un esito fatale. L'esplosivo scoppiò il 23 giugno prima del previsto ad Heidelberg, e Feiling perse entrambe le gambe e gli occhi.
Il ferito grave venne palesemente interrogato dagli inquirenti già nella clinica universitaria di Heidelberg. Per settimane e mesi, dicono amici ed avvocati, gli inquirenti isolarono Feiling, per cercare di ottenere informazioni sulla struttura organizzative delle Cellule Rivoluzionarie. Gli inquirenti verbalizzarono ciò che Feiling avrebbe detto loro sotto l'effetto dei medicamenti e senza l'assistenza di un legale liberamente scelto, cose che poi egli ritrattò.
Poche settimane dopo l'incidente di Feiling, Suder e Gauger notarono la squadra di osservazione a Francoforte e si eclissarono. Da allora avrebbero vissuto da qualche parte all'estero senza più essere attivi -come lo erano in precedenza- in rapporto alle RZ.
Il sospetto contro Suder e Gauger "si appoggia in sostanza sulle dichiarazioni del testimone Feling nel 1978" conferma oggi, su richiesta, la Procura di Francoforte. Solo nel 1999 si aggiunse secondo le autorità un ulteriore sospetto contro Sonja Suder. Accusa: partecipazione all'attacco contro l'OPEP a Vienna nel 1975 e complicità in omicidio. I termini di prescrizione per gli attentati originariamente imputati a Suder e Gauger è di 20 anni. Sarebbero quindi prescritti dal 1998. Ma, sostiene la Procura pubblica, la prescrizione è stata "interrotta più volte" e può andare "al massimo fino al doppio del tempo previsto, dunque a 40 anni". Un attacco incendiario del 1978 (prescrizione: 10 anni) può essere trasformato in un attacco incendiario con messa in pericolo della vita altrui (prescrizione: 20 anni) e così allungare la prescrizione a 40 anni.
È del 2000 la spettacolare scoperta con immediato arresto dei due "pensionati delle RZ", come vennero definiti, a Parigi. Da allora le autorità francesi e tedesche si affannano su Suder e Gauger. Nel 2001 la Francia respinse una domanda di estradizione della Germania. Ora la pagina potrebbe voltarsi, grazie al nuovo mandato di cattura europeo, contro i due militanti della sinistra degli anni settanta. Il caso pende al momento presso la Corte costituzionale francese. Si ignora se la Francia estraderà.

2010.
Parigi, Saint Denis, vicino all'Università 8. Su piccolissimi appezzamenti di terreno sorgono piccole case, in lontananza si scorgono i profili di alcuni grattacieli. Non c'è nessuno per strada, è una giornata fredda e umida. In una delle casine, o meglio in una parte minuscola di una di quelle casine, vivono da quando vennero scoperti ed arrestati Sonja Suder e Christian Gauger. Sonja Suder ha compiuto nel frattempo 77 anni, Christian Gauger ne ha 68. Erano una coppia già prima della fuga nel 1978. È la prima volta che parlano con la stampa tedesca. Il colloquio è accompagnato da thé e torte. La loro cucina non arriva a 16 metri quadrati.

In clandestinità poco prima della laurea

Com'è, essere trovati e presi decine di anni dopo aver attaccato delle imprese tedesche per i loro affari con il Sudafrica dell'apartheid, dopo essere scomparsi ed aver vissuto una vita clandestina in Francia? Suder e Gauger sorridono. Su quei temi non parlano. Entrambi vogliono parlare con la TAZ a condizione di non dover rispondere a domande che possano avere un rilievo giuridico nel loro processo. Non dicono se, e se sì, per cosa, portano responsabilità.

taz: Da quando vive in esilio?

Sonja Suder:
Dal 1978.
Prima viveva a Francoforte?

Suder:
Si, studiavo medicina. Quando siamo partiti, avevo quasi finito.
Quanti anni aveva, allora?

Suder:
Dovevo averne 45.
E lei, signor Gauger?

Christian Gauger:
Anch'io vivevo a Francoforte. Avevo un diploma in psicologia e lavoravo con la pedagogia speciale all'Università.
Come collaboratore scientifico?

Gauger:
No, come 'servitore' scientifico. Così si chiamava allora.

Gauger squadra il giornalista. Beve un po' dalla sua tazza -thé d'erbe come quello di Suder- ed è calmo e concentrato. I suoi capelli bianchi li ha raccolti in una treccia, il viso è incorniciato da una barba sale e pepe tagliata corta. Con la sua camicia a fiori ed il leggero dialetto della regione dell'Hess potrebbe essere uscito direttamente da un negozio di antiquariato del quartiere Bockenheim a Francoforte. Sonja Suder dirige il dialogo. I suoi 77 anni non si notano. Una personalità agile, vivace e spontanea, con una voce decisa, è vestita sportivamente in nero, con capelli corti e scuri.

La camera a Saint Denis è arredata con mobili usati, comoda e pratica, come se ne vedono nelle comuni della scena alternativa. L'anticonsumismo sembra un'ideologia pratica per la vita spartana della clandestinità, senza pensione né entrate stabili. Tra i libri sugli scaffali si notano molti reggiposate. I reggiposate vengono volentieri usati in Francia per appoggiarvi le posate tra una portata e l'altra, per non sporcare il tavolo. Sono di porcellana, di diversi metalli nobili, rifiniti in modo semplice o artistico. Ogni uomo ha un hobby, e collezionare reggiposate è quello di Christian Gauger. Lui racconta lentamente, è quasi floscio. Nel 1997 ha subito un infarto ed ha dovuto essere riportato in vita.

Taz: Com'era la situazione, quando veniste arrestati nel 2000?

Suder:
Eravamo arrivati da poco a Parigi e siamo usciti dall'albergo. Andò tutto molto in fretta: mani in alto! Poi volto e braccia contro il muro.
Polizia francese?

Suder:
Sì, polizia francese.
Nessun tedesco assieme a loro?

Suder:
No, solo più tardi, al distretto degli sbirri, lì c'erano anche dei tedeschi. Non si sono lasciati vedere, ma potevi sentire come parlavano tra di loro.
È importante per voi che si parli di 'sbirri'?

Suder [ride]:
No, possiamo anche dire polizia.
Ve l'aspettavate, di essere presi nel 2000?

Suder:
No. Non in quel particolare momento, anche se rispetto alla tua vita sai che potrebbe accadere in qualsiasi momento. Non si sa mai cosa stia effettivamente succedendo. In questo senso essenzialmente te lo aspetti.
Insomma non avevate nessun concreto indizio?

Suder:
No. E questo benché ci stessero sicuramente già addosso da un pezzo.
Sapete come vi hanno ritrovati dopo 22 anni?

Suder:
Non è chiaro. Avevamo avuto in incontro con un parente. Forse gli si sono appiccicati.
Intende dire che per tutto l'anno un commando di catturatori vi è stato addosso?

Suder:
Non credo. Fino alle dichiarazioni di Hans-Joachim Klein nel 1998/99 non eravamo neppure sempre indicati nelle ricerche per la cattura in Europa. La cosa deve essere cambiata dopo.
Hans-Joachim Klein partecipò nel 1975 all'attacco contro l'OPEP a Vienna. Si allontanò in seguito dal terrorismo ma venne preso solo nel 1998 in Francia. Dopo il suo arresto sostenne per la prima volta nel 1999 che Sonja Suder aveva potuto partecipare alla logistica dell'attacco all'OPEP. Fino al 1999 non c'era un ordine di arresto internazionale?

Suder:
No, secondo i nostri avvocati. È probabilmente per questo che prima abbiamo avuto abbastanza tranquillità.
Signor Gauger, si trattiene? Non vorrebbe partecipare alla nostra conversazione?

Gauger:
Di molte cose non ho più ricordi. Ho avuto un infarto e sono entrato in coma.
Quando è successo?

Suder:
1997.
Gauger:
Il cuore mi si fermò. Ero praticamente morto. Sonja mi ha riportato in vita. [Arresto cardiaco e infarto, con i conseguenti pregiudizi sul cervello e sulla capacità di memoria sono attestati da perizie mediche francesi].
Le vostre false identità erano così ben fatte che potevate chiedere delle cure mediche?

Suder:
Dovevamo! Già solo per il controllo e le medicine. La riabilitazione l'ho poi fatta io con lui. Era davvero una situazione assurda.E non vi hanno scoperti?
Suder:
No. A volte abbiamo dovuto trattenere il respiro, ma la nostra età fa sì che la gente non sia tanto malfidata.
Gauger:
Io avevo integralmente perduto la memoria.
Ma Sonja Suder l'ha riconosciuta?

Suder:
Fatto che mi stupì, devo dire.
Gauger:
Ma prima non sapevo neppure che esistesse, l'ho conosciuta solo quando è ritornata nella camera.
Che sentimento si prova, quando ci si è dimenticati tutto, si vive in clandestinità e ci si deve fidare di una persona che ci insegna chi si è?

Gauger:
Prima o poi viene la paura: cazzo, che succede se rimango stupido? Quando mi è venuto questo timore era però anche il momento in cui ho notato che potevo pensare da solo. La cosa è durata per un po'.
Sonja Suder le ha anche dovuto raccontare perché viveva in clandestinità?

Gauger:
Sì. Ma naturalmente non so se mi ha raccontato tutto. Semplicemente non lo so.
Suder:
Questo neppure si può. Non puoi raccontare un'intera vita. Se qualcuno lo chiede e se si lavora con certi testi di riabilitazione, si può ri-raccontare qualcosa, ma non si può sovraccaricare una cervello. La cosa funziona pezzetto per pezzetto.
1997 e 2000 - tra arresto cardiaco e incarcerazione non passò molto tempo.

Suder:
Sì, ma si era già stabilizzato. Il punto di cui prima parlava fu dopo un mezzo anno di riabilitazione. Ma ancora oggi Christian mi chiede cose sul suo passato, ed in pratica continuiamo ancora la riabilitazione.
Dopo l'incarcerazione siete stati immediatamente separati?

Suder:
Sì, subito.
Avete ancora famiglia in Germania?

Suder:
Sì, abbiamo contatto con le nostre rispettive sorelle.
Signor Gauger, allora adesso può verificare autonomamente se ciò che le ha raccontato la signora Suder è vero?

Gauger:
Sì, questo è almeno divenuto più facile.
Che atteggiamento avete avuto nei confronti dell'interrogatorio dopo l'arresto?

Suder:
Se prima hai concordato "se succede qualcosa, nessuna parola, niente dichiarazioni", hai allora un buon sentimento di sicurezza.
Quanto siete rimasti in carcere preventivo nella prima procedura del 2000/2001?

Suder:
Meno di tre mesi. Christian era detenuto a Parigi, il carcere femminile era fuori.
È stata la vostra prima volta in carcere?

Suder:
Sì, io ero alla fine dei miei 60 anni, Christian all'inizio dei suoi.
Com'era in carcere?

Suder:
Si dice che le prigioni francesi siano le peggiori del mondo. Io però non posso affermarlo. Sono stata messa in cella e avevo la normale ora d'aria nel cortile. Ho incontrato subito due donne basche. Da quel momento mi è stato organizzato tutto ciò di cui avevo bisogno, in modo naturale e ovviamente sottobanco. Insomma ero quasi un po' privilegiata. Quella solidarietà era affascinante.
Qual'era la cosa più noiosa in carcere?

Suder:
Di fatto, il baccano. Ad ogni passaggio ci sono porte d'acciaio, che vengono in permanenza aperte e sbattute rumorosamente. Sono dei botti continui. Un baccano incredibile. L'essere rinchiusa non era per me così brutto, per quello ti prepari un po' prima. Devi subito vedere di fare qualcosa, come esercizi sportivi e letture.
Signor Gauger, come fu per lei?

Gauger:
Al passeggio, è venuto subito uno da me. Sapeva già. Così poi sono stato sempre con lui e con un altro al passeggio. In cella eravamo in tre. I letti a castello erano scomodi; sul terzo, sopra, si è ben in alto, ti possono venire le vertigini. Altrimenti: topi e scarafaggi, che sono però animali domestici. Meglio che una cella singola tutta bianca, dove non vedi né senti nessuno.
Che si pensa, quando si è arrestati dopo 20 anni di esilio?

Suder:
Adesso ci hanno proprio beccati.
Gauger:
E io ho pensato: questo non è necessario.
Sapete ciò che concretamente vi viene rimproverato?

Suder:
Tre attentati, due contro il programma atomico dell'allora regime dell'apartheid sudafricano, ed un attacco contro la ristrutturazione della città di Heidelberg. A me, inoltre, Vienna. Questa storia dell'OPEP. E con essa l'accusa: complicità in omicidio. In Francia questo sarebbe già prescritto. Le sole cose che qui non vanno in prescrizione sono i crimini contro l'Umanità.
L'accusa di partecipazione all'attacco contro l'OPEP l'ha sorpresa?

Suder:
Sì.

1975.
L'arresto di Klein nel 1998 fu un fulmine a ciel sereno, proprio come la sua affermazione della partecipazione di Suder. Klein aveva fatto parte nel 1975 di un commando diretto da Ilich Ramirez Sanchez, detto 'Carlos', e che si rese responsabile della morte di tre persone. A Klein, ferito durante l'azione, riuscì di partire con gli altri membri del commando e con i ministri dell'OPEP in ostaggio. Poi nel 1976 un commando tedesco-palestinese dirottò un aereo dell'Air France su Entebbe; in quell'occasione morirono Wilfried Böse e Brigitte Kühlmann, considerati dirigenti delle prime RZ. In seguito le RZ si rifondarono, distanziandosi da gruppi e formazioni del vicino oriente come quella di Carlos. Criticarono l'antiamericanismo e l'antisionismo della 'sinistra antiimperialista' e propagarono forme di attacco che non producessero morti.
Su richiesta, la Procura pubblica di Francoforte conferma oggi che, fino al 1999 ed a parte le affermazioni di Klein, non v'è mai stato il minimo indizio che Suder sia stata coinvolta nella prima fase delle RZ fino al 1976. Klein, la cui credibilità viene spesso paragonata con l'ex-membro della RAF e raccontatore di storie Peter-Jürgen Boock, accusò dei militanti delle RZ ed altre persone di aver partecipato all'attacco contro l'OPEP. Rudolf Schindler venne per questo processato dal tribunale di Francoforte. E venne assolto dall'accusa di complicità nell'attaco all'OPEP, smentendo l'accusa di Klein. La corte dubitò della sua "certezza di identificazione nel riconoscimento fotografico del 2.9.1999". In quell'occasione accusò assieme a Schindler anche Suder, "benché in precedenza non avesse mai accennato ad un'altra donna", affermò il tribunale già 2001. A parte la dichiarazione di Klein, ancora oggi la procura penale non ha null'altro in mano contro Suder per l'attacco all'OPEP.

TAZ: Quanto presenti sono state per voi in questi anni le accuse dei '70, di una fase sempre più lontana delle vostre vite? Avete potuto avere una vita normale?

Suder:
All'inizio no. Ti guardi sempre dietro per vedere se c'è qualcuno. Se parla tedesco.
Gauger:
Il meno possibile contatti con dei tedeschi, questo è molto importante.
Signora Suder, signor Gauger, non vi è mai venuto in mente in tutti quegli anni: la storia è così vecchia, che senso ha, vogliamo ritornare e affrontiamo il passato?

Suder:
Insomma, a me no. E a te, Christian?
Gauger:
Certo, se avessero revocato i mandati di cattura.
Suder:
Molto divertente. Ora è però chiaro: se la Francia ci estrada, saremo processati in Germania.
Il gruppo al quale avreste appartenuto si è sciolto definitivamente all'inizio degli anni novanta. Questo ha qualche influenza sul processo?

Suder:
Giuridicamente nessuna. Dopo l'entrata in vigore degli accordi penali europei, siamo stati arrstati una seconda volta nel 2007. Christian per quattordici giorni ed io per un mese. E dal 2009 dobbiamo contare ogni giorno sull'eventualità di un'estradizione, benché il tribunale francese avesse già negato l'estradizione nel 2001.Dopo la vostra scoperta nell'anno 2000 e il rifiuto della domanda di estradizione avete vissuto a Parigi per la prima volta di nuovo legalmente. Com'è stato per voi?
Suder:
Quando vivi sempre con una leggenda, non ti puoi costruire delle vere amicizie. Abbiamo vissuto tutti quegli anni molto ritirati. A Parigi in un primo tempo non avevamo nessun contatto. La nostra avvocatessa ci ha trovato dei compagni italiani, così da avere almeno un indirizzo da indicare per poter essere scarcerati. Poi una bravissima donna ci ha ospitati. Credo che in Germania sarebbe stato più difficile. Ma la cultura repubblicana ha in Francia una ricca e secolare tradizione di offrire rifugio agli esuli. Persone che non conoscevamo ci hanno lasciato la loro casa per mezzo anno, sono andati ad abitare nel sud della Francia permettendoci così di cercarci una nostra abitazione a Parigi. Praticamente non conoscevano né noi né la nostra storia, e ci hanno semplicemente aiutati. Ci siamo poi integrati in fretta nell'ambiente, abbastanza grande, degli esuli italiani, i militanti degli anni '70 qui rifugiati, con le loro discussioni e le loro feste. Sono molto solidali. Abbiamo avuto fortuna.


Da Francoforte a Parigi

1. Clandestini
: Nell'estate 1978 a Francoforte Sonja Suder e Christian Gauger si accorsero di essere spiati. Partirono all'estero ed assunsero false identità. Probabilmente vissero in Francia, a Lille. Nel 1997 Gauger subì un colpo apoplettico e perse la sua memoria -della falsa come della vera identità.
2. Scoperti
: Nel 2000 vennero scoperti ed arrestati davanti ad un albergo a Parigi. Separati, passarono alcuni mesi in carcere preventivo. Da allora Suder, 77 anni, e Gauger, 68, vivono a Parigi. La Germania ne chiede alla Francia l'estradizione -fin'ora invano.
3. Incolpati
: La Procura di Francoforte sul Meno accusa oggi la coppia di aver partecipato ad attentati contro imprese nel 1977 e contro il castello di Heidelberg nel 1978. Suder è inoltre accusata di complicità in omicidio: per l'attacco alla conferenza dei ministri dell'OPEP a Vienna nel 1975, dove tre persone persero la vita. Questa accusa è basata soltanto sulle dichiarazioni dell'ex-terrorista Hans-Joachim Klein.


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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 12:01

joy_banner-copie-2.jpgJuillet 2009 : Joy, une femme nigériane enfermée dans le CIE de la rue Corelli à Milan, subit une tentative de viol de la part de l’inspecteur chef de police Vittorio Adesso. Sa détermination et celle de sa compagne de chambre, Hellen, réussissent à éloigner l’homme.

Août : arrive une révolte dans le CIE, à laquelle participent tous les détenus. Sont arrêtés neuf hommes et cinq femmes. Parmi elles Joy et Hellen, après avoir été humiliées et frappées par leur prompt bourreau et violeur Adessso.

Après six mois de prison et le dépôt par Joy d’une plainte pour tentative de viol, toutes les femmes sont à nouveau enfermées en divers CIE sur tout le territoire italien.

Le 16 mars Joy a été transférée du CIE de Modène à celui de Ponte Galeria à Rome, en même temps que beaucoup d’autres femmes nigérianes. Le jour précédent le consul nigérian était entré dans le CIE pour identifier une dizaine de femmes. Nous savons bien ce que cela signifie : l’expulsion à très court terme. Demain il y retournera pour finir leur travail lucratif, identification et expulsion et identification en échange d’argent.

D’ici une paire de jours ils veulent les expulser toutes : une véritable déportation de masse de femmes qui sont, dans la plupart des cas, victimes de traite...et qui ont donc déjà subi violences sur violences.

Depuis des jours des bruits couraient relatifs à des pressions de la part de la préfecture pour que Joy soit expulsée. Et pour protéger Vittorio Adesso ses collègues sont disposés à agir avec les plus viles manières.

Comme le 25 novembre dernier quand, matraque à la main, ils ont plus d’une fois chargé un rassemblement de femmes qui distribuaient des tracts à la station Cadorna à Milan pour dénoncer ces CIE qui sont des lieux de torture pour tous les enfermés, et qui si les enfermées sont des femmes, torture veut aussi dire abus sexuels de la part des gardiens.

Ou comme quand, dans la nuit du 11 au 12 février, la préfecture a décidé de faire “ disparaître ” les cinq femmes des prisons dans lesquelles elles étaient enfermées pour les renvoyer dans les CI, uniquement pour ne pas leur faire voir les nombreuses personnes solidaires qui depuis la matinée attendaient leur libération.

Aujourd’hui la préfecture pousse à l’expulsion de Joy et par là se libère aussi de la plainte fatidique qui porterait à la lumière toutes les saloperies qui chaque jour adviennent avec l’aval et la complicité de la police et de la Croix rouge, dans ces modernes lager pour immigrés appelés CIE .

L’histoire de Joy nous démontre comment les appareils répressifs et de contrôle de l’ Etat exigent surtout que les crimes sexuels que chaque femme ou trans subit dans les CIE restent tus.

La force qu’ont démontré Hellen et Joy fait peur, parce que c’est la force qui fait éclater la vérité de ce qui arrive dans ces lager pour migrants. Les sbires qui les contrôlent font tout pour empêcher que ce précédent ouvre une brèche dans ces murs.

Que personne ne vienne plus nous dire qu’en italie il y a des lois contre les violences sexuelles et le harcèlement et qu’il faut porter plainte. Que quiconque le pense encore, se rappelle bien ceci : LES FORCES DE L’ORDRE ONT TOUTE LICENCE DE VIOLER , GRACE A L’IMPUNITE DONT ELLES JOUISSENT ET GRACE A L’APPAREIL INSTITUTIONNEL COMPLICE .

Les CIE sont des lieux de torture physique et psychologique pour tous les enfermés : les personnes y sont frappées, contraintes à prendre des psychotropes, privées de leur liberté seulement parce qu’elles ne sont pas pourvues d’un bout de papier appelé permis de séjour ; et où les femmes subissent des violences à caractère sexuel faites de blagues sexistes, regards lubriques des hommes de garde, jusqu’à de véritables tentatives de viol.

PAS DE PAIX POUR QUI VIOLE ET VIOLENTE LES FEMMES , QUI TRAVAILLE DANS CES CIE , D’AUTANT PLUS S’IL LE FAIT FORT DE l’UNIFORME QU’IL ENDOSSE ET DES CONNIVENCES DONT IL JOUIT ! ! !

ET TOI ? VEUX-TU ENCORE ETRE LEUR COMPLICE PAR TON SILENCE ?


noinonsiamocomplici.noblogs.org

LA POLIZIA STUPRA... LA QUESTURA DEPORTA!!
Luglio 2009: Joy, una ragazza nigeriana rinchiusa nel centro di identificazione ed espulsione di via Corelli a Milano, subisce un tentativo di stupro da parte dell'ispettore capo di polizia Vittorio Addesso. La sua determinazione e quella della sua compagna di stanza, Hellen, riescono ad allontanare l'uomo. Agosto: scoppia una rivolta nel CIE, a cui partecipano tutti i detenuti. Vengono arrestati nove uomini e cinque donne. Tra queste anche Joy ed Hellen, dopo essere state umiliate e picchiate dal solerte aguzzino e stupratore Addesso. Dopo sei mesi di carcere, e la deposizione della denuncia per tentato stupro da parte di Joy, tutte le ragazze vengono rinchiuse un'altra volta in un CIE, in attesa del rimpatrio coatto verso i paesi d'origine.
Il 15 marzo Joy è stata trasferita dal CIE di Modena a quello di Ponte Galeria a Roma, insieme a molte altre donne nigeriane. Ieri il console nigeriano è entrato nel CIE per identificare una decina di ragazze. Sappiamo bene cosa significa questo: l'espulsione a brevissimo termine. Domani tornerà per finire il loro lavoro mercenario, identificazione e espulsione in cambio di soldi. Entro un paio di giorni le vogliono espellere tutte: una vera e propria deportazione di massa.
Già da giorni giravano voci riguardo alle pressioni da parte della questura di Milano perché Joy venisse espulsa. Pur di proteggere Vittorio Addesso, i suoi colleghi sono disposti ad agire nelle maniere più vili.
Come il 25 novembre scorso quando, manganelli alla mano, hanno più volte caricato un presidio di donne che volantinavano alla stazione Cadorna di Milano per denunciare che i CIE sono luoghi di tortura per tutti i reclusi, e che se i reclusi sono donne tortura vuole dire anche abusi sessuali da parte dei guardiani.
O come quando, nella notte fra l'11 e il 12 febbraio, la questura ha deciso di far “sparire” le cinque ragazze dalle carceri in cui erano rinchiuse per riportarle nei CIE, solo per non far loro incontrare i numerosi solidali che già dalla mattina attendevano la loro scarcerazione.
Oggi la questura spinge per l'espulsione di Joy e con lei si libera anche di quella fastidiosa denuncia che porterebbe alla luce tutte le nefandezze che ogni giorno avvengono, con l'avallo e la complicità di polizia e croce rossa, in questi moderni lager per immigrati chiamati CIE.
La storia di joy ci dimostra come gli apparati repressivi e di controllo dello stato esigano soprattutto che i ricatti sessuali che ogni donna e trans subisce dentro i CIE rimangano taciuti.La forza che hanno dimostrato Hellen e Joy fa paura, perché è la forza che smaschera la verità di quello che accade dentro le mura di quei lager per migranti. Gli aguzzini che li controllano stanno facendo di tutto per impedire che questo precedente apra un varco o una breccia in quelle mura.
Che nessuno/a ci venga più a dire che in Italia ci sono leggi contro la violenza sessuale e lo stalking e che è necessario denunciare. Chiunque ancora lo pensa, da oggi in poi si ricordi bene questo: le forze dell'ordine hanno licenza di stuprare, anche grazie alle coperture di cui godono e grazie a un apparato istituzionale connivente.
I cie sono luoghi di tortura fisica e psicologica per tutti i reclusi: le persone vengono picchiate, costrette a prendere psicofarmaci, private della loro libertà solo perchè non provviste di un regolare pezzo di carta chiamato permesso di soggiorno; e dove le donne subiscono continue molestie sessuali fatte di battute sessiste, sguardi obliqui delle guardie uomini, fino ai veri e propri tentativi di stupro.
Nessuna pace per chi stupra e molesta le donne e con chi gestisce questi CIE, tanto più se lo fa forte della divisa che indossa e delle connivenze di cui gode!!! 

 


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Published by Oreste Scalzone
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 13:08

17 marzo 2010 - 18:44
Residenti segnalano un “covo di clandestini” e i Carabinieri, insieme ai vigili urbani del Comune di Bologna, si mettono in caccia.

Altri migranti in carcere a causa del reato di clandestinità. Si tratta di sei persone arrestate nel corso di una operazione mirata effettuata, nella notte tra lunedì e martedì, dai carabinieri e i vigili urbani di Bologna.
Il controllo si è concentratro sui dintorni dello stabile di via della Liberazione che ospitava le officine “Cevolani”, segnalato dai residenti come “covo di clandestini e spacciatori” (così si legge nella nota dei carabinieri).
CHE  SI  FA ?

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Published by Oreste Scalzone
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 12:37

E’ un ‘male di esserci’, una dannazione al malinteso, una difficoltà di spiegarsi che si fa male di vivere : credo di conoscerla ormai fino al punto di estenuazione, di averla conosciuta sin dai tempi di PotereOperaio…    Non appena si esce da un terreno di lotta direttamente sociale, in cui nella localizzazione il rapporto sociale, le linee del fronte, i soggetti siano chiari, in cui si possa concepire una azione comune indipendente, diretta, senza alcuna possibilità di sovradeterminazioni, sussunzioni, ‘transfert’, alienazioni […], la definizione di un punto di vista e, per, una linea di condotta, diventa esercizio di estrema complessità, di difficoltà che non ha da lasciarsi estenuare.    Ogni asserto infatti rischia di presentarsi come aleatorio, provvisorio, equivocabile, soggetto a deformarsi, degradarsi, conoscere una contraddittorietà continua, una concatenazione come in fuga di specchî di rovesci di medaglia, effetti secondarî, confusioni semantiche, concettuali, aggrovigliamenti nel ‘controproducente’, reversibilità, deteriorabilità incessanti, andiriviene tra  ‘dritti’ e ‘rovesci’, tra smentite, auto-confutazioni, rinvii continui a piani meta-discorsivi, richiede, impone sottigliezze e sfumature incomunicabili, inascoltabili, irricevibili incessanti…

COMUNICATO
Forse il clima all'università di Tor Vergata non è tranquillo come affermato da Napolitano. Oggi, presso la Facoltà di Giurisprudenza, durante un volantinaggio autorizzato dallo stesso Rettore in persona per denunciare la presenza di neofascisti riconducibili all'area Casa Pound, ovvero Popoli Identitari ONLUS e l'associazione LAOGAI è avvenuto una violenta aggressione da parte di una cinquantina di fascisti (la maggior parte esterni all'università) incordonati che con minacce verbali e poi fisiche, hanno preso a calci e pugni una ventina di studenti e studentesse della università di Tor Vergata. Bilancio della aggressione : 4 persone refertate al Policlinico Tor Vergata con ferite e traumi alla testa e molti contusi.

Il Rettore, Prof. Lauro, nonostante fosse stato avvertito della presenza di picchiatori fascisti nella sua Università, non ha ritenuto necessario intervenire tempestivamente per bloccare l'iniziativa, trincerandosi dietro posizioni elusive ed attendiste, consentendo che nel suo Ateneo avvenisse, sotto gli occhi di tutti (DIGOS e Sorveglianza compresi), una aggressione di stampo fascista che pochi minuti prima un gruppo di studenti e studentesse gli avevano prospettato.

Denunciamo ancora una volta l'estrema pericolosità e le pratiche violente di questi gruppi fascisti che la complicità delle istituzioni universitarie lascia agire indisturbati e allo stesso tempo, ribadiamo la nostra contrarietà alla logica degli opposti estremismi: non c'è equidistanza fra chi attacca e chi resiste, fra chi si professa democratica, ma poi si rivela essere un picchiatore, e chi intende esprimere libereramente il proprio pensiero nella propria università.

Studenti e studentesse Tor Vergata 



Non avendo complessi, né ragioni di averne — avendo sempre fatto e facendo la nostra parte ‘ sul campo’ anche in materia, e spesso pagando di persona — già negli anni di PotereOperaio potevamo permetterci di non intrupparci nella corrente, nell’overload delle vociferazioni di “denuncia”, nella sloganistica ; permetterci di non sacrificare agli idola fori, a riti e miti, leit-motifs dell’Opinione, intemerate morali, sacrarî, stigmate identitarie, <miti fondatori>, cristallizzazioni ideologiche, che riscontravamo e criticavamo nel loro presentarsi come cari alla  “medietà” maggioritaria nel “movimento” .    Potevamo puntigliosamente esprimere, per esempio, una critica dell’<antifascismo militante> : inteso come sorta di religio, come ideologia, inevitabilmente votata, a dispetto di ogni intenzione, alla trasformazione della lotta al fascismo in una sorta di categoriale, metastorica “filosofia della Storia”, in una ideologia di legittimazione, strumentale e che relativamente poco aveva a che fare con le forme concrete dei <fascismi> e della lotta ‘in proprio’, da un punto di vista indipendente, autonomo — come si diceva, “di classe” e “rivoluzionario” — contro di essi (più o meno — per render l’idea… — così  come, nello schieramento ‘in faccia’, l’<anticomunismo> aveva poco a che fare con l’asserita accezione del termine : quella di critica al “sistema sovietico” (cioè a tutto quanto, per noi, era la colossale contraffazione statalista e capitalistica del comunismo rappresentata dal “©comunismo cratico”, controrivoluzionario, demiurgo del <socialismo reale>), e a tutto quanto ad esso in qualche modo si collegasse.    Critica all’<antifascismo militante> come forzosamente destinato ad essere variante ‘radicalizzata’, irrequieta, di un antifascismo fattosi regime, mistica di legittimazione dell’ordine sociale nella sacralizzazione della “Repubblica fondata sul Lavoro”, del suo costitutivo compromesso costituzionale, e tutto il resto connesso.

L’esercizio funambolico a cui questa accanita difesa di una autonomia critico-pratica, di una indipendenza sovversiva costringeva, sarebbe lunga e potremmo ricostruirla, ed offrirla a controversia, a dibattito contraddittorio in spirito di ricerca, e ricerca per l’azione. Certo, il tener ferma la barra di una autonomia critico-sovversiva (quella che ‘resiste’ rispetto a quelli che ci appaiono come diversivi ‘metonimici’, scambî fra epifenomeni e logiche costitutive, rapporti sociali, sistemi di relazioni, loro natura […]) è, il più spesso, difficile e malcompreso : solo le pratiche, l’inequivocabilità cristallina dei modi, delle forme di vita, dei gesti, possono in qualche modo ‘salvare’ dall’intraducibilità, dall’incomprensione, alla quale non puoi sfuggire neanche se ti riduci all’afasìa.       ‘Fatti & cose’ poi, puntualmente si incaricano di ripiombarti nel magma concettuale, rendono difficile ogni rivendicazione di complessità, ogni accanita ricerca di pertinenza critica. Qualche esempio…

Salvo che in situazioni di guerra aperta, è difficile, quando il fratello, la sorella, i compagni di sogni e di lotte soccombe al sopruso, è difficile non far appello a <poteri>, anche <costituiti>, che si presentano come terzi e superiori, alle prerogative sovrane loro, in nome delle loro asserite norme, leggi, <regole>.  Non possiamo reclamare da chicchessia, esigere, pretendere, il mantenimento assoluto di un’estraneità ostile senza alcuna inflessione, al fine di non concedere l’ombra  di un appiglio all’accreditamento “obiettivo” d’una loro legittimità arbitrale (che in qualche modo è ribadito dal lamentare una puntuale inadempienza rispetto a questa aspettativa riposta).    Eccoci dunque di nuovo a doverci, innanzitutto, schierare rispetto a un evento che precipita sotto i nostri occhi.    Riceviamo da compagni che ci sono cari un comunicato, innanzitutto ‘passiamo parola’. E’ tutto quello che possiamo fare, da lontano.   

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Published by Oreste Scalzone
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