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Per l'amnistia, Oreste Scalzone, Vademecum dallo sciopero della fame alle rivolte di parigi, Immaginapoli, Movimento contro il carcere, Potere Operaio, Autonomia Operaia, blackblog, no alle estradizioni,Marina Petrella, Cesare Battisti, Paolo Persichetti, extradition, ref

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Intervista ad Oreste su liberazione Ingrid Betancourt

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<br /> Sarkozy livre Petrella à l'Italie<br /> <br /> <br /> Monde Sarkozy livre Petrella à l’Italie<br /> <br /> (Reuters)<br /> <br /> CHRISTIAN LOSSON (à Toyako) et ÉRIC JOZSEF (à Rome)<br /> Libération : mercredi 9 juillet 2008<br /> <br /> <br /> Personne<br /> ne lui avait posé la question. Mais c’est à l’autre bout du monde,<br /> entre la crise alimentaire ou les dossiers énergétiques au menu du G8<br /> de Toyako, que Nicolas Sarkozy a confirmé hier, dans un point presse,<br /> son intention d’extrader en Italie l’ancienne membre des Brigades<br /> rouges (BR) Marina Petrella, 54 ans, arrivée en 1993 en France pour<br /> échapper à une condamnation à la réclusion criminelle à la perpétuité<br /> et qui y a refait sa vie (lire page 4). «Conformément aux accords européens» et aux «décisions de justice françaises», l’ex-brigadiste sera extradée a assuré le chef de l’Etat. Une annonce<br /> confirmée quelques heures plus tard à Cannes par la garde des Sceaux,<br /> Rachida Dati. La procédure devrait toutefois durer encore plusieurs<br /> mois dans l’attente d’un arrêt du Conseil d’Etat saisi par les<br /> défenseurs de Marina Petrella.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Sur le même sujet<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Analyse La fin de la «doctrine Mitterrand» <br /> L’Italie a mis du temps à pardonner <br /> Des Brigades rouges aux espaces verts <br /> EDITORIAL Parole <br /> Fred Vargas : «C’est d’une hypocrisie totale» <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Obstacles. «Ma cliente est en train de mourir», a insisté Irène Terrel, l’avocate de l’ex-brigadiste «gravement dépressive» et alitée au service psychiatrique de la prison de Fleury-Mérogis qui se bat pour l’application immédiate «d’une clause humanitaire» suspendant la procédure d’extradition. Evoquant dans sa déclaration «un geste humanitaire», Nicolas Sarkozy a précisé qu’il avait demandé à Silvio Berlusconi «de solliciter du président la république italienne, la grâce compte<br /> tenu de l’ancienneté de la condamnation et compte tenu de la situation<br /> psychologique et de santé». Il s’est limité à assurer que «le<br /> président du Conseil italien m’a fait valoir qu’il partageait mon<br /> analyse et qu’il interviendrait auprès du président de la République<br /> italien pour essayer d’obtenir la grâce».<br /> En théorie, au vu<br /> de ses conditions de santé, le Président, Giorgio Napolitano, pourrait<br /> se prononcer favorablement sur une grâce. Il y a deux ans, l’actuel<br /> chef de l’Etat avait en effet pour des motifs similaires pris une telle<br /> mesure à l’endroit d’Ovidio Bompressi. En mai 2006, l’ancien dirigeant<br /> de Lotta Continua, condamné avec l’intellectuel Adriano Sofri à<br /> vingt-deux ans de prison pour l’homicide, en 1972, du commissaire Luigi<br /> Calabresi, avait ainsi pu recouvrer la liberté au bout de neuf ans de<br /> prison.<br /> Mais pour Marina Petrella plusieurs obstacles rendent cette hypothèse peu probable. «En<br /> général, il faut que l’intéressé ait déjà effectué une bonne partie de<br /> sa peine ou encore qu’il y ait eu le pardon des parents des victimes», fait<br /> remarquer le journaliste Giovanni Bianconi, auteur de plusieurs livres<br /> sur le terrorisme des années 70. Hier, Salvatore Berardi, fils d’un<br /> policier tué par les BR et membre de l’Association italienne des<br /> victimes du terrorisme a lancé : «Cela ne nous intéresse pas de<br /> savoir si Petrella pourra se balader mais je tiens à rappeler qu’avant<br /> de concéder des remises de peines, il faudrait penser au dédommagement<br /> des victimes.» Surtout, une éventuelle grâce risque de voir<br /> l’opposition très forte des alliés politiques de Silvio Berlusconi. Le<br /> président (ex-communiste) n’a pour sa part jamais rien dit publiquement<br /> sur les ex-terroristes réfugiés en France, ni sur le cas Petrella.<br /> «Revanche d’Etat». En France, les propos du chef de l’Etat ont entraîné de nombreuses réactions. «Nous<br /> dénonçons des petits arrangements entre amis dont on ne sait ni les<br /> tenants ni les aboutissants, alors que la vie d’une femme est en jeu», a réagi Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la Magistrature (gauche) regrettant que «vingt-cinq<br /> ou trente ans après, ces anciens activistes qui ont renoncé à la lutte<br /> armée se voient victimes d’une sorte de revanche d’Etat». La Ligue des droits de l’Homme (LDH) est tout aussi virulente affirmant que «Nicolas<br /> Sarkozy a décidé de livrer à son ami Silvio Berlusconi une femme en<br /> danger de mort, Marina Petrella, avec le souhait délicat que les<br /> autorités italiennes fassent si possible œuvre d’humanité à sa place.<br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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<br /> <br /> L'extradition de Marina Petrella: «atterrant» et «écœurant» selon Fred Vargas<br /> <br /> SociétéL'extradition de Marina Petrella: «atterrant» et «écœurant» selon Fred Vargas<br /> <br /> Fred Vargas en décembre 2001 ssur le plateau de l'émission de "Vol de nuit" sur TF1 (Archive AFP)<br /> <br /> La<br /> romancière Fred Vargas, membre du comité de soutien à Cesaré Battisti,<br /> déplore la décision de Nicolas Sarkozy à l'encontre de l'ancienne<br /> militantes des brigades rouges italiennes<br /> Marie Piquemal<br /> LIBERATION.FR : mardi 8 juillet 2008<br /> <br /> loadNbReaction('NbReactions',curDocId);<br /> <br /> <br /> Pourquoi la décision d’extrader Marina Petrella vous choque-t-elle?C’est<br /> atterrant et écœurant. 30 ans après les faits, on l’envoie mourir en<br /> Italie. Nicolas Sarkozy sait que Marina est dans un état très faible et<br /> préfère qu’elle meure en Italie. C’est grave, on joue avec la vie des<br /> gens. La France n’a pas tenu sa parole, il n’y a aucune morale.<br /> <br /> Dans quel état se trouve aujourd’hui Marina Petrella? Elle<br /> se laisse mourir. Vous imaginez, 30 ans après les faits, on l’arrache à<br /> sa famille pour l’incarcérer à perpétuité. Elle a perdu l’envie de<br /> vivre; mourir est sa seule issue. Je ne connais pas Marina<br /> personnellement mais je sais qu’elle est dans un état de détresse<br /> semblable à celui de Cesare Battisti, incarcéré au Brésil depuis 15<br /> mois. Lui aussi est dans état psychologique et physique très inquiétant.N'est-il<br /> pas surprenant que Nicolas Sarkozy annonce l’extradition de Marina<br /> Petrella quelques jours après avoir proposé l’asile aux guerilleros des<br /> Farc repentis ? C’est d’une hypocrisie totale. Sur le<br /> principe, je suis pour l’accueil des anciens combattants des Farc en<br /> France. Mais, en leur proposant l’asile, Nicolas Sarkozy veut surtout<br /> apparaître comme faisant partie de la solution au cas Betancourt. C’est<br /> bon pour son image de marque. Imaginez maintenant qu’il change d’avis<br /> dans dix ou trente ans et renvoie les ex-guerilleros en Colombie. C’est<br /> exactement ce que sont en train de vivre les anciens membres des<br /> Brigades rouges.Marina Petrella sera-t-elle graciée par le président italien? Nicolas<br /> Sarkozy a peut-être passé un deal avec Silvio Berlusconi. En<br /> l’extradant, il maintient sa position de fermeté, mais laisse à<br /> l’exécutif italien la possibilité de gracier Marina pour permettre à<br /> Berlusconi de redorer son blason. Ce n’est là qu’une hypothèse, de la<br /> politique fiction… Mais je vois mal l’Italie, qui s’acharne depuis<br /> trente ans pour obtenir l’extradition des anciens activistes, décider<br /> aujourd'hui de gracier Marina.<br /> <br />
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sabato 5 luglio 2008<br /> <br /> Roberto Malini, Dalla parte dei Rom o da quella dei carnefici<br /> <br /> Dalla parte dei Rom o da quella dei carnefici<br /> <br /> <br /> <br /> Gruppo EveryOne<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Non esiste una via di mezzo e l'indifferenza è complicità<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> www.annesdoor.com<br /> <br /> <br /> Persecuzione dei Rom. Tutti noi siamo chiamati a schierarci dalla parte dei carnefici o da quella di un popolo innocente<br /> di Roberto Malini<br /> Da<br /> alcuni anni il mio gruppo e io ci impegniamo "sul campo" per tentare di<br /> tutelare i diritti dei Rom, il popolo che ha raccolto l'eredità di<br /> dolore e persecuzione che appartennero - settant'anni fa - alle genti<br /> perseguitate dalla follia nazifascista, quando un'umanità malata di<br /> razzismo e violenza produsse l'Olocausto. Oggi abbiamo imboccato la<br /> stessa strada di allora e i testimoni della Shoah e del Samudaripen non<br /> sono più ascoltati quando ci avvertono: "Mai più". Piero Terracina,<br /> sopravvissuto ad Auschwitz, aveva le lacrime agli occhi, quando l'8<br /> giugno scorso sfilava accanto a noi, a Roma, alla testa del Corteo dei<br /> Rom e sussurrava: "Ancora... tutto si ripete ancora..."Qualche anno<br /> fa Tamara Deuel, Halina Birenbaum, Hanneli Pick-Goslar, Mirjam Pinkhof,<br /> Ruth Bondi, Oni e Manzi Ohnhaus, testimoni dell'Olocausto che vivono in<br /> Israele, affiancarono il Gruppo EveryOne nell'opera di prevenzione<br /> affinché non si riproducesse in Italia, contro il popolo Rom, quella<br /> discriminazione diffusa spietata che fu alla base della persecuzione.<br /> "Davanti alla legge, noi bambini Rom valevamo meno dei topi," mi disse<br /> qualche tempo fa Goffredo Bezzecchi, testimone del Samudaripen. "Non<br /> eravamo bambini, nelle mani della Gestapo," gli faceva eco Manzi<br /> Onhaus, "ma insetti, piccole pulci da sterminare con l'insetticida".Tutto<br /> si ripete. Negli ultimi anni, abbiamo assistito a ogni genere di<br /> umiliazione, ingiustizia, violenza e abuso perpetrati da parte di<br /> cittadini e agenti della forza pubblica nei confronti dei Rom. "Questi<br /> non sono bambini, ma zingari," mi ha risposto, l'anno scorso, durante<br /> uno sgombero-pogrom a Milano, un giovane poliziotto, di fronte alle mie<br /> rimostranze per il trattamento inumano cui sottoponeva i piccoli Rom<br /> romeni cacciati dalle baracche e messi in mezzo alla strada. "Questi<br /> diventeranno tutti delinquenti". Quando affermo che le autorità hanno<br /> smesso di proteggere tutti i cittadini, di attenersi al sacro principio<br /> - alla base della democrazia e della civiltà - secondo il quale sono<br /> tutti uguali davanti alla legge, a volte mi sento rispondere che gli<br /> agenti violenti e razzisti sarebbero una minoranza, mentre la maggior<br /> parte delle forze dell'ordine si attengono alla Costituzione e al<br /> codice etico. Se è vero, che si schierino dalla parte della giustizia<br /> sociale e della Legge con la elle maiuscola. La smettano di coprire i<br /> colleghi che si comportano come squadristi o membri del Ku Klux Klan. E<br /> le questure, le prefetture non coprano più gli abusi, non neghino<br /> l'evidenza delle violenze istituzionali, non cerchino di intimidire gli<br /> attivisti, che sono l'ultimo baluardo a difesa della libertà,<br /> dell'uguaglianza fra esseri umani, dei diritti civili. Ho visto troppo<br /> orrore, insieme agli eroi che fanno parte del Gruppo EveryOne, fratelli<br /> di tutte le età che mi onorano con la loro amicizia e il loro affetto.<br /> Ho visto troppo orrore, troppa disumanità, troppo odio. Ho ascoltato e<br /> letto troppe bugie, le stesse bugie con cui la propaganda nazista<br /> disumanizzava gli "zingari", attribuendo loro ogni sortea di<br /> nefandezza. Le nefandezze, in realtà, le commetevano loro, gli aguzzini<br /> di Hitler e oggi le commettono ancora loro, i nuovi gerarchi che ci<br /> sorridono - rassicuranti e impeccabili - dagli schermi televisivi,<br /> dalle pagine dei giornali, dai siti internet. Sorridono e si propongono<br /> quali paladini della legalità, della sicurezza, del benessere italiano.<br /> Sono mostri.Mostri coloro che detengono il potere e persone<br /> malvagie coloro che lo proteggono. Tre anni fa ho visto uomini in<br /> divisa trattare in modo inumano un ragazzino Rom, vicino alla "solita"<br /> Stazione Centrale di Milano, dove il teatro della persecuzione mette in<br /> scena periodicamente i propri odiosi spettacoli, le proprie odiose<br /> falsificazioni. L'avrebbero obbligato a leccare la pipì che aveva<br /> appena fatto contro un muro, quel ragazzino, se non fossi intervenuto,<br /> fermando le torture a cui gli agenti lo stavano sottoponendo. Ho visto<br /> poliziotti picchiare bambini e donne incinte al Triboniano, davanti ad<br /> autorità, medici, infermieri, assistenti sociali, sacerdoti, mediatori<br /> culturali. Ho ascoltato decine di testimonianze riguardanti abusi<br /> spaventosi da parte delle forze dell'ordine contro i Rom, a Milano e in<br /> Lombardia, fra cui il caso di un agente di polizia di Monza - che i Rom<br /> chiamano con terrore "Barboso" - il quale ama sguinzagliare un cane<br /> feroce dietro ragazzini "zingari" costretti a fuggire senza scarpe. Lo<br /> stesso agente colpisce i giovani Rom con calci nei testicoli e sottrae<br /> loro l'elemosina raccolta. Le autorità denunciano spesso - utilizzando<br /> la grancassa mediatica - casi di bambini ridotti in schiavitù e<br /> costretti a rubare o a mendicare da genitori-orchi. Sottratti alle<br /> famiglie "degeneri", i piccoli vengono affidati a comunità protette,<br /> dove sono "curati amorevolmente" da educatori o suore. Sembrano fiabe a<br /> lieto fine... se non fosse che quei bambini colgono sempre la prima<br /> occasione propizia per fuggire dalle comunità e tornare dai loro cari.<br /> Quando si leggono le dichiarazioni dei bambini - ricordo perfettamente<br /> un articolo di propaganda razzista apparso il 10 giugno scorso su<br /> Panorama - si deve considerare che, sottoposti alle "cure" degli agenti<br /> che li arrestano, confesserebbero qualsiasi cosa. Nel caso presentato<br /> da Panorama, un fotografo era pronto a immortalare l'azione dell'agente<br /> (un finanziere), che a un certo punto attuava una presa di<br /> strangolamento sul collo del piccolo e posava davanti all'obiettivo. Il<br /> caso di Rebecca Covaciu e della sua famiglia dimostra come gli agenti<br /> trattino i Rom a Milano, dove non esiste alcuna tutela dei loro<br /> diritti. I casi milanesi - quelli che appaiono sui giornali e in tv -<br /> non sono che montature create ad arte per aizzare la gente contro i Rom<br /> e giustificare schedature e sottrazioni di minori ai genitori, violenze<br /> e prevaricazioni ignobili. Il fenomeno della sottrazione di minori Rom<br /> ai genitori, senza giustificazione e in modo inumano, è diffusissimo e<br /> riguarda centinaia di casi, come rivelato dall'europarlamentare<br /> Victoria Mohacsi e dal Gruppo EveryOne, che ha trasmesso alle<br /> Istituzioni europee documentazione e testimonianze di casi simili. E<br /> necessario iniziare una campagna per i diritti dei genitori Rom,<br /> affinché i loro bambini, che di fatto sono stati rapiti, anche se<br /> "istituzionalmente", tornino in famiglia. Numerose madri Romnì hanno<br /> tentato il suicidio, dopo aver perso i loro piccoli senza alcuna<br /> spiegazione da parte dei servizi sociali. Di alcune decine di bambini<br /> si sono addirittura perse le tracce e il sospetto di ciò che potrebbe<br /> essere accaduto loro fa rabbrividire. Non bisogna ignorare che intorno<br /> alle case-famiglia e ai centri di educazione si muovono cifre molto<br /> consistenti (fino a 150 euro al giorno), che di certo non vengono<br /> utilizzate per il bene dei minori.E' inutile attuare azioni<br /> dimostrative contro i carnefici, perché dopo aver perso l'umanità,<br /> hanno perso anche ogni pudore. Bisogna fermarli, con coraggio, perché<br /> quello che fanno è orribile. E' orribile che i Rom siano schedati, con<br /> o senza impronte digitali. E' orribile che famiglie che si trovano in<br /> condizioni di estrema povertà, falcidiate da malattie cardiovascolari e<br /> respiratorie, infezioni, parassiti, fame, sete, carenze di ogni genere<br /> vengano incalzate, maltrattate, sottoposte ad abusi polizieschi e<br /> giudiziari, sgomberate dai ripari di fortuna in cui tentano<br /> disperatamente di sopravvivere e messe sulla strada. E' orribile che<br /> milioni di italiani assistano a questo spettacolo di distruzione,<br /> cattiveria e morte gongolando e applaudendo un gigantesco, orrendo<br /> crimine razziale. E' orribile che l'elemosina di adulti e minori, unica<br /> fonte di sostentamento di un popolo trattato come si tratterebbe<br /> un'infestazione di topi, sia criminalizzata, senza che alcuna forma di<br /> assistenza sia attuata nei confronti dei piccoli e dei loro genitori.<br /> E' orribile il Paese in cui viviamo e gli artefici di questa discesa<br /> agli inferi vanno fermati. Poniamoci fra loro, in atteggiamento<br /> nonviolento, ma deciso, e le loro vittime. Non permettiamogli di<br /> schedare gli uomini, le donne e i bambini Rom. Non permettiamogli di<br /> insozzare le loro dita, di afferrare con i loro artigli fragili polsi<br /> infantili e femminili. Diciamo loro, con voce ferma, che no, che non<br /> gli permetteremo di violare ancora una volta l'innocenza, la dignitosa<br /> povertà, l'eredità di memoria di un popolo cui l'Europa ha già tolto<br /> molte vite, molte speranze, molti diritti, molta Storia. Non<br /> arrendiamoci all'orrore. Resistiamo, accanto ai nostri fratelli Rom.<br /> Non è solo politica. Non è solo civiltà. E' qualcosa di più grande, che<br /> riguarda la speranza e l'umanità delle future generazioni. Non è solo<br /> giustizia. E' qualcosa di più sacro, che riguarda la nostra stessa<br /> anima.<br /> Contatto Gruppo EveryOnewww.everyonegroup.com :: info@everyonegroup.com<br />  <br /> <br />
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venerdì 4 luglio 2008<br /> <br /> Jérôme Duwa, Benjamin Péret à l'heure d'internet<br /> <br /> <br /> Benjamin Péret à l'heure d'internet<br /> <br /> L'Association<br /> des amis de Benjamin Péret a mis en ligne depuis l'été 2007 un site<br /> internet conçu par Gérard Roche. Après l'édition des œuvres complètes<br /> achevée depuis 1995, la création de ce site constitue certainement une<br /> nouvelle étape importante dans la préservation de la mémoire du poète.<br /> La défense des idées et des œuvres de Benjamin Péret, qui est la<br /> vocation initiale de notre association, ne pouvait dans le contexte<br /> contemporain faire l'économie d'un tel travail; pour les jeunes<br /> générations, l'information - y compris celle de derrière les fagots - se cherche sur la toile. Pouvoir aisément trouver des données sûres<br /> relatives à Benjamin Péret à partir de n'importe quel ordinateur<br /> connecté ne relève pas seulement d'une volonté d'être dans l'air du<br /> temps, c'est plutôt jouer au fond la stratégie de la bouteille jetée<br /> dans la mer numérique, alors que la tempête de la misère intellectuelle<br /> et du décervelage généralisé n'est pas prête de s'apaiser.Ce site<br /> répond à un double objectif: Offrir des données biographiques et<br /> bibliographiques, des photographies, des enregistrements sonores, ainsi<br /> qu'un ensemble d'extraits de l'oeuvre, pour permettre à tout internaute<br /> d'avoir une information dépassant la triste commune mesure souvent<br /> synonyme de néant. Désormais, nul n'est censé ignorer Péret!Le<br /> deuxième objectif de ce site, par définition vivant, consiste à<br /> diffuser les dernières cueillettes «dans la forêt sauvage des sourds<br /> cris non entendus » (Dernier malheur Dernière chance): c'est-à-dire assurer une plus large diffusion aux inédits publiés dans Trois cerises et une sardine et à tous les nouveaux points de vue qui permettent d'éclairer la vie<br /> ou l'oeuvre de Péret. La rubrique «Actualités» veillera notamment à<br /> tout ce qui peut, de près ou de loin, avoir commerce avec Benjamin<br /> Péret, que ce soit dans le cadre d'expositions ou de publications.Comme<br /> vous le constaterez en allant y faire une visite, ce site arbore tout<br /> naturellement la couleur rouge de la cerise et la page d'accueil<br /> présente le profil déterminé du jeune Benjamin Péret qui n'en revient<br /> pas d'être logé à l'enseigne suivante:<br /> <br /> http://www.benjamin-peret.org<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Jérôme Duwa
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venerdì 4 luglio 2008<br /> <br /> reporter, una serata a Trastevere<br /> <br /> una serata a Trastevere<br /> <br /> <br /> <br /> di reporter<br /> <br /> <br /> Roma<br /> - C´è pure la televisione, per raccontare come la gioventù romana si<br /> diverte a Trastevere il venerdì sera. L´ora dell´aperitivo. Le vie<br /> attorno a piazza Trilussa gremite di persone. Cinque o sei bancarelle<br /> di venditori ambulanti. Un ragazzo ha appena regalato un paio di<br /> orecchini alla sua fidanzata. Le sirene della polizia colgono tutti di<br /> sorpresa. Non è un semplice controllo: tre macchine e una camionetta<br /> vuota che ha tutta l´impressione di dover essere riempita.<br /> È<br /> la prima operazione contro i venditori ambulanti dopo l´entrata in<br /> vigore del decreto sicurezza, che amplia i poteri per i sindaci in<br /> materia di ordine pubblico. Mi fermo ad osservare, come molti altri.<br /> Non è curiosità, la mia.È un istinto di controllo. I poliziotti<br /> iniziano a sbaraccare i banchetti. Via la merce, raccolta sommariamente<br /> nei lenzuoli su cui era disposta. Un agente tiene un indiano stretto<br /> per il braccio, mentre dal suo viso trapela tutto, la paura, la<br /> rassegnazione, fuorché l´istinto di scappare. È ammutolito. Un donnone<br /> africano, del Togo, è invece molto più loquace. Se la prende quando<br /> l´agente raccoglie violentemente i lembi del telo a cui erano<br /> appoggiati gli orecchini e le collane che vendeva. «fammi mettere nella<br /> borsa, almeno!» dice all´agente. «Non scappo, non ti preoccupare, ecco<br /> il mio permesso di soggiorno». «Ma perché tutto questo? - dice - non<br /> stavo facendo nulla di male».All´agente scappa un sorriso, forse un po´ amaro: «è il mio lavoro».Poi<br /> la donna incalza: «conosco la nuova legge. Ora mi fate 5.000 euro di<br /> multa. Ma perché non ci date un modo di fare questo lavoro<br /> regolarmente?» Nessuna risposta dall´agente, che se ne va e lascia il<br /> posto ad un collega, molto meno accomodante. «E muoviti, su!», dice<br /> senza accennare ad aiutarla a trasportare le sue cose. Lei, con lo<br /> stesso sorriso sul volto, chiude la valigia arancione e con le mani<br /> occupate dice «dove andiamo, di qua?», mascherando con l´orgoglio la<br /> paura che in fondo in fondo le sta crescendo. Mantiene l´ironia però,<br /> quando mi avvicino e le chiedo da dove viene. «Da Napoli, bella Napoli,<br /> vero?», e intanto, mentre mi svela le sue vere origini africane, si<br /> toglie gli orecchini: «questa bigiotteria non mi serve più, stasera».<br /> Due<br /> metri più distante due ragazzini italiani, con il loro banchetto in<br /> tutto e per tutto uguale agli altri.Devono sbaraccare anche loro, ma<br /> gli agenti usano maniere molto più educate. Non li tengono per le<br /> braccia, non gli ammassano la merce. La ragazza raduna le poche cose<br /> che avevano in vendita. Lui è allibito, terrorizzato, e inizia a<br /> parlare nervosamente: «ve lo giuro, è la prima volta che vengo,<br /> lasciatemi andare». «Se prendiamo loro dobbiamo prendere anche voi»,<br /> risponde un agente. Ma alla fine non sarà così. Il ragazzo si dispera,<br /> «sono di Roma, non posso credere che mi trattiate allo stesso modo che<br /> a quelli lì». Evidentemente è un discorso convincente. Si avvicina un<br /> signore in borghese che è lì a dirigere l´intera operazione. «Dottò,<br /> Capitano, Maresciallo, giuro che non lo farò mai più...». Si sbraccia,<br /> sembra un bambino appena messo in punizione dalla mamma. L´uomo in<br /> borghese si mostra irremovibile, ma si capisce subito che vuole solo<br /> dargli una lezione, e appena gli altri fermati - 7 persone, tutte<br /> straniere - non sono più a vista, lo lascia andare.<br /> A<br /> operazione conclusa vado dal signore in borghese, mi presento, «sono un<br /> giornalista e ho assistito alla scena. Perché avete fermato solo gli<br /> stranieri?», chiedo. La risposta è eloquente. «Portatelo via,<br /> identificatelo, e controllate - aggiunge guardandomi negli occhi -<br /> perché ha l´alito che puzza di birra». Già, la birra che stavo bevendo<br /> prima, e che mi è andata di traverso con tutto quello che succedeva.<br /> Per fortuna non è ancora reato, comunque. Mi portano in due verso il<br /> ducato dove sono radunati gli stranieri, tenendomi strette le mani<br /> sulle braccia. Non mi era mai successo, prima, ed è una sensazione<br /> davvero sgradevole.«Questo per adesso è nell´elenco dei fermati»<br /> dice l´uomo alla mia destra, anche lui in borghese, ad un collega.<br /> Spalle alla camionetta, mani fuori dalle tasche, cellulare sequestrato.<br /> «Perché avete fermato solo gli stranieri?». L´uomo con la polo rosa,<br /> quello che mi stringeva da destra, mi risponde, anche se - dice - non<br /> sarebbe tenuto: «perché questi sono tutti irregolari». Balle, ho visto<br /> con i miei occhi la donna togolese dare il proprio permesso di<br /> soggiorno al poliziotto, prima.Ma non mi aspettavo certo una risposta veritiera.«Certo<br /> che non avevi proprio nient´altro di meglio da fare», dice con sprezzo<br /> uno degli agenti. «Ho fatto una domanda, voglio una risposta». L´uomo<br /> in rosa, che ha la mia carta d´identità e sta scandendo il mionome per<br /> radio si gira verso di me, «hai finito di parlare?» grida. A quanto<br /> pare anche rispondere alle domande costituisce un grave errore, e<br /> infatti un terzo poliziotto, defilato fino a poco prima si indirizza a<br /> me dicendo «guarda che a fare così peggiori solo la tua situazione».<br /> Chiedo di sapere i loro nomi e gradi,come avevo fatto già con l´uomo in<br /> borghese al principio, convinto che per legge sia un loro dovere<br /> identificarsi. Un altro poliziotto - ma quanti ne ho attorno, quattro,<br /> cinque? - mi da la sua versione della legge. «Vedi qual è la<br /> differenza, è che io posso chiederti come ti chiami e tu non puoi<br /> chiedermi niente, chi comanda sono io». Un suo collega aggiunge:<br /> «certo, se lo vuoi mettere per iscritto è diverso, ma non te lo<br /> consiglio, la cosa si farebbe piuttosto scomoda». La minaccia mancava,<br /> in effetti. Interrompe la discussione l´uomo in rosa. «Luca!», e con la<br /> mano mi fa cenno di andare da lui. «Vuoi andare?» «Voglio una risposta<br /> alla mia domanda», insisto. «Non hai capito - si spiega - hai voglia di<br /> chiuderla qui questa storia o no?». «Non sono stupido, so quello che mi<br /> sta dicendo, ma io voglio la mia risposta». Mi accompagna lontano dal<br /> furgone, in piazza Trilussa. Davanti a me l´uomo che comanda<br /> l´operazione, quello dell´alito puzzolente. Mi chiedo se tornare da<br /> lui, ma mi rendo conto che nel gioco del muro contro muro il suo è<br /> molto più duro. Aspetto ancora in piazza, osservo l´operazione<br /> concludersi, fino all´istante i cui gli immigrati vengono caricati sul<br /> furgone che si mischia al traffico del lungotevere. Non c´è altro da<br /> fare, questa sera, se non raccontare in giro quello che ho visto.Questa triste deriva, quest´inverno italiano che avanza.<br /> Oggi inizia l´estate.<br /> Evviva.<br /> <br />  <br />  <br />
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